Face à des vents contraires, le PDG de Pfizer renonce

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Départ surprise à la tête de Pfizer. Jeffrey Kindler, PDG depuis quatre ans et demi du numéro un mondial de la pharmacie, a annoncé dimanche soir qu'il quittait son poste, invoquant des raisons personnelles. Il sera remplacé par l'actuel directeur de la division biopharmaceutique, Ian Read. Ce dernier aura pour rude tâche d'affronter la concurrence des médicaments génériques sur l'anticholestérol vedette du laboratoire, le Lipitor, dont le brevet prend fin en novembre 2011. Un enjeu stratégique pour Pfizer : l'an passé, le Lipitor représentait encore 25 % de son chiffre d'affaires. Mais ses ventes devraient s'effondrer avec son passage dans le domaine public.Les marchés sceptiquesPour préparer cette échéance, Jeffrey Kindler avait lancé une vaste réorganisation de son groupe, supprimé de nombreux emplois, fermé usines et laboratoires afin de réduire les coûts. Surtout, il avait mené l'acquisition de son concurrent américain Wyeth pour 67 milliards de dollars. Si cette « méga-fusion », finalisée en octobre 2009, a permis à Pfizer de réduire sa dépendance aux ventes du Lipitor - tombée à 16 % du chiffre d'affaires depuis le début de l'année -, elle n'a pas vraiment convaincu les marchés. Le titre affiche ainsi des performances boursières médiocres comparé au reste du secteur : de nombreux analystes doutent de cette stratégie et s'interrogent sur la capacité du groupe à dégager de la croissance à l'avenir.Car Pfizer n'a pas encore trouvé la potion magique qui lui permettrait de compenser le manque à gagner. Plusieurs de ses essais cliniques ont d'ailleurs échoué ces derniers mois. Notamment ceux du Dimebon, un médicament destiné à traiter la maladie d'Alzheimer dont les ventes auraient pu s'élever à 5 milliards de dollars par an. Deux mois plus tard, le directeur de la recherche Martin Mackay avait lui aussi quitté le navire. Jérôme Marin, à New York

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