Pourquoi on doit exiger des conseils avant la signature
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Elle est révolue l'époque où un démarcheur pouvait « voler » une signature sur un coin de table pour placer l'un de ses produits. Désormais, les professionnels sont soumis à des obligations d'informations avant la vente qui réduisent les risques de souscription de produits inadaptés.Ainsi, avant de signer pour souscrire à peu près n'importe quel produit financier, un intermédiaire doit s'enquérir de votre situation patrimoniale, de votre expérience, de vos projets et de votre aversion au risque, c'est-à-dire jusqu'à quel point vous êtes prêt à prendre un risque pour obtenir une performance élevée. Les placements qu'il préconise ensuite doivent être adaptés à votre cas personnel et votre degré de connaissance. Le professionnel est dans l'obligation de justifier par écrit ses préconisations et de mettre en garde sur les risques éventuellement encourus. Difficile de faire prendre des vessies pour des lanternes, d'autant que les établissements doivent conserver l'intégralité de ces échanges. En cas de contestation d'une opération, il devient ainsi plus aisé de savoir qui a vraiment commis une erreur. « Tous ces dispositifs créent une abondance d'informations pour le prospect, mais ils ne renforcent pas toujours la transparence, ni la qualité du conseil », juge Philippe Crevel, président du Cercle des épargnants, en regrettant que « les efforts ne portent pas plus sur la compétence des intermédiaires financiers ». Éric Leroux« ces dispositifs ne renforcent pas toujours la transparence, ni la qualité du conseil. »
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