Les Grecs ont de plus en plus de mal à payer leurs factures

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Un an après la restructuration de la dette de la Grèce, l\'impact de la crise sur la vie quotidienne de la population se fait chaque jour plus douloureux. Selon une étude de la Confédération des PME auprès de 1.200 foyers, 93% d\'entre eux indiquent avoir subi une baisse de leurs revenus. En moyenne, cette baisse s\'élèverait à 38% de leurs revenus. Autre chiffre inquiétant, 40% des foyers déclarent compter au moins un chômeur. Obligations financières non honoréesPour faire face à leurs échéances, 60% d’entre eux ont puisé dans leur épargne. Un tiers a eu recours à un emprunt auprès de leur entourage familial ou amical. Deux tiers des foyers déclarent un revenu familial annuel inférieur à 18.000 euros par an, un chiffre à prendre toutefois avec des pincettes dans un pays où la fraude et la fraude fiscale - qui ne concerne toutefois pas les salaires et retraites, imposés à la source - est très étendue.Cependant, 40% des foyers n\'ont pas pu honorer toutes leurs obligations financières, qu\'elles portent sur la couverture de leurs besoins courants, le paiement des impôts ou le remboursement des crédits bancaires. Pour 2013, 54% des foyers interrogés prévoient de ne pas faire face à leurs échéances financières. La moitié des Grecs se prépare à faire traîner en longueur le paiement de ses impôts, alors que le gouvernement lui-même reconnaît recourir à une \"hypertaxation\" pour remplir les caisses publiques.Gel des saisies d’habitationsDans un pays où 90% des foyers sont propriétaires de leur domicile, un des plus hauts taux d\'Europe, la relative sécurité du logement concourt toutefois à amortir la dégringolade sociale. Jusque-là, les autorités ont consenti des mesures de soutien aux Grecs en faillite, avec notamment le gel des saisies de habitations principales, mais les médias se sont fait l\'écho de pressions des créanciers du pays pour plus de rigueur.L\'austérité dictée au pays en contrepartie de son sauvetage financier par l\'UE et le FMI a mis à bas tout son modèle économique, fondé sur la consommation interne, avec pour conséquence une récession qui entre dans sa sixième année et un chômage qui frappe plus du quart de la population active.

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