Arthaud veut rester « sur le terrain des luttes sociales »
La Tribune
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Invitée dimanche de « La Tribune »-BFM-Dailymotion, Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, a une nouvelle fois pris ses distances vis-à-vis du Parti de gauche et du Parti communiste, à une semaine des élections régionales. « Ils font partie d'une gauche de gouvernement », a-t-elle regretté en réitérant le paradigme de son organisation qui ne veut se situer que « sur le terrain des luttes sociales ».Avant elle, Jean-Luc Mélenchon, transfuge du Parti socialiste devenu leader du Front de gauche, avait critiqué la ligne de ses anciens camarades, qui, selon lui, ne vise qu'« à accompagner le capitalisme ». Mais l'ex-socialiste a admis qu'il fallait privilégier l'union à gauche au second tour du scrutin régional.Pierre-François Grond, porte-parole national du NPA, a dit sentir « une certaine indifférence dans les classes populaires » à propos des régionales. « On ne désespère pas de créer un petit phénomène de surprise dimanche prochain [...] Il pourrait y avoir un sursaut », a assuré le lieutenant d'Olivier Besancenot.Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a pour sa part critiqué le manque de « cohérence » de la politique de Nicolas Sarkozy. « Tous les jours, je rencontre des électeurs de l'UMP, de droite, écoeurés, qui ne veulent pas de la politique de la gauche et qui disent qu'il y a urgence à bâtir une alternative », a déclaré le leader de Debout la République, qui s'est rapproché de Dominique de Villepin. Il a par ailleurs prédit que la Grèce sortirait de la zone euro pour éviter une crise politique et sociale et a estimé que la France pourrait faire de même d'ici dix ans. H. F.
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