Des milliards débloqués pour sauver l'A400M

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Le suspense autour de l'avenir de l'avion de transport militaire A400M est terminé. Les sept pays de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (Otan) (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg, Turquie) qui avaient passé commande de cet avion ont trouvé « un accord de principe » ce week-end à Berlin. EADS a fini par accepter la proposition des États clients de financer une partie des surcoûts de ce programme européen (3,5 milliards sur les 7,6 milliards identifiés à ce jour). L'issue des discussions lève les doutes sur la poursuite de l'A400M, en retard de plus de quatre ans. EADS considère que cet accord fournit « une base solide pour un développement réussi du programme ».Détails... importantsDans les semaines à venir, des détails importants restent à finaliser, notamment la clause de révision des prix et le nombre précis d'appareils commandés par les sept États. Les pays clients sont convenus d'apporter 2 milliards d'euros, via une hausse du prix initial de l'avion, ainsi qu'un montant complémentaire de 1,5 milliard d'euros. Cette enveloppe, dont la forme exacte a fait l'objet d'ultimes négociations jusqu'à vendredi, sera versée « en échange d'une participation aux futures ventes à l'exportation (aides à l'export) ». Les pays clients se sont également engagés à renoncer « à faire valoir toutes indemnités forfaitaires au titre des retards en cours » et à accélérer le versement des acomptes de « prélivraison » au cours de la période 2010-2014.De son côté, EADS a dû également faire un effort. « Compte tenu de cet accord, une estimation des revenus et des coûts incluant une évaluation des risques, revue par le conseil d'administration d'EADS, conduit à augmenter la provision pour perte du programme A400M de 1,8 milliard d'euros avant impôts pour l'ensemble de l'exercice 2009 », explique la société. Cette nouvelle charge intégrée aux comptes 2009 viendra s'ajouter aux 2,4 milliards d'euros de « provisions A400M » déjà passées par l'entreprise. EADS, qui présentera ses résultats annuels le 9 mars, prévient que « l'Ebit (le résultat opérationnel) avant amortissement des écarts d'acquisition et éléments exceptionnels et le résultat net d'EADS seront négatifs en 2009 après incorporation de cette charge ». Enfin, le groupe mettra « tous les moyens en oeuvre pour chercher à en réduire les risques » à venir, par des économies ou des spécifications abandonnées. Un rapport a déjà fait état de plus de 3 milliards de risques. M. C.

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