Interrogations après l'acquisition de Genzyme
La Tribune
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Sans surprise, le conseil d'administration de Genzyme a approuvé ce lundi l'offre révisée de Sanofi, annoncée le 16 février à 74 dollars par action en sus d'un certificat de valeur conditionnelle. Le patron de Genzyme, Henri Termeer, recevra jusqu'à 221 millions de dollars à l'issue de cette transaction. Un peu plus tôt, le français avait pour la forme prolongé son offre sur les actions Genzyme à ces nouvelles conditions, jusqu'au 1er avril 2011. « Toute action Genzyme qui n'aurait pas été apportée [à cette date] sera convertie en un droit de recevoir la même contrepartie » que celle de l'offre, a-t-il précisé. Les syndicats européens, eux, s'interrogent sur les conséquences de ce rachat, qui va renforcer l'implantation de Sanofi aux États-Unis, déjà deuxième pays du groupe en nombre de salariés (près de 13.000). Sanofi veut « faire de Genzyme son centre mondial d'excellence pour les maladies rares ». « Nous espérons que nos sites biotechs n'en souffriront pas, notamment à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) », glisse un syndicaliste. Par ailleurs, les autorités japonaises ont suspendu deux vaccins, l'un de Sanofi (l'ActHIB contre la méningite) et l'autre de Pfizer (Prevenar), après le décès de quatre bébés. A.T.
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