L'électricité encaisse l'arrêt de sept centrales nucléaires en Allemagne
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La décision allemande d'interrompre la production de 7 réacteurs nucléaires sur son territoire a un fort impact sur les marchés de l'électricité, désormais fortement interconnectés. Connus pour leur inconstance, les prix du kilowatt sous soumis à une volatilité encore plus forte du fait du ralentissement de la production allemande. Les aléas de production prennent notamment des proportions démesurées sur les marchés. Ainsi, la grève des salariés de l'électricité et du gaz en France, jeudi, s'est traduite pas une envolée des cours du mégawatt-heure livrable pour la période de pointe la veille, à 68 euros, soit un plus-haut sur deux mois. Il se traitait jeudi à 55 euros. La grève a perturbé la production française, puisque 18 % du total des capacités ont été mis hors service. Bientôt les climatiseurs Selon la fédération allemande de l'énergie et de l'eau (BDEW), l'Allemagne est devenue importatrice nette d'électricité depuis le 17 mars dernier, date de l'arrêt de 7 réacteurs nucléaires dont la prolongation de la durée de vie avait été adoptée en 2010. Depuis cette date, le pays importe 50 gigawatt-heures chaque jour, alors qu'elle en exporte d'ordinaire. Notamment en France : si l'on en croit le solde constaté en 2010 par RTE, qui gère le réseau français, l'Allemagne avait exporté environ 6,7 térawatt-heure vers la France sur l'année. « L'Allemagne a recours à deux sources principales: l'électricité française, principalement d'origine nucléaire, et celle de la République Tchèque, produite à base de charbon », explique Emmanuel Fages, expert de la Société Généralecute; Générale sur les questions énergétiques. Les sept réacteurs nucléaires manquants produisaient 120 gigawatt/heures par jour, alors que l'Allemagne en consomme 3.000. « Mais comme les prix de l'électricité importée sont plus élevés et que les prix allemands grimpent, les prix de l'électricité sont aussi tirés vers le haut en France », assure-t-il. Sur la Bourse de l'énergie EEX basée à Leipzig, les prix ont affichés un prix moyen supérieur de 12 % sur les deux dernières semaines de mars, par rapport au début du mois. Si la consommation d'électricité n'est pas très élevée en ce moment en raison de températures douces, la situation pourrait toutefois poser problème cet été, avec le démarrage des climatiseurs. Aline Robert
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