Étirer la gamme vers le haut et le bas
La Tribune
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Selon un sondage réalisé par Datamonitor en août 2009, 58 % des Italiens, 55 % des Français, 49 % des Américains, mais aussi 43 % des Indiens ou 38 % des Chinois étaient d'accord pour renoncer à certaines de leurs marques préférées afin de faire des économies. Face à cette terrible réalité survenue avec la crise, les grands groupes ont dû s'adapter. Eux qui ne juraient depuis des années que par ce qu'ils appelaient dans leur jargon la « premiumisation » - c'est-à-dire l'innovation, souvent gadget, prétexte à de coquettes hausses de prix - choisissent désormais d'innover aussi « vers le bas », c'est-à-dire en proposant des prix accessibles. Danone s'est rapidement fait le chantre de cette stratégie. « L'expérience nous a montré que le meilleur indicateur de bonne santé en temps de crise était le volume, indispensable pour prendre une longueur d'avance irrattrapable au moment de la reprise », expliquait récemment son PDG, Franck Riboud. Le roi du yaourt a ainsi proposé des écopacks à 1 euro, tout en continuant à développer en parallèle des nouveautés très valorisées comme l'Activia Creme-Genuss pour ne pas sacrifier ses marges. Résultat, ses ventes en volume ont progressé de 5,2 % en 2009, permettant de ne pas perdre de terrain face aux marques des distributeurs. Cette stratégie de double innovation vers le haut et le bas a aussi été suivie chez L'Oréalcute;al ou chez Procter & Gamble, avec ses couches Simply Dry à moins de 10 euros, sur les mêmes étagères que les Active Fit à plus de 20 euros. S. L.
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