Air France-KLM : et pourtant les avions sont pleins à craquer

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Si Air France-KLM est en perte, ce n\'est pas parce que les avions sont vides. Bien au contraire. Ils sont bondés. En juillet, un mois durant lequel le trafic a augmenté de 1% à 7,5 millions de passagers (et de 1,8% (mesuré en passagers kilomètres transportés), le coefficient d\'occupation a encore progressé de 0,4 point pour atteindre 87,4% en moyenne sur l\'ensemble du réseau. Sur le réseau Amériques, il atteint même le niveau record de 91,3% (+0,7 point). Les vols sur l\'Asie sont également très chargés (89,4%). Ceux du réseau Caraïbes/Océan Indien (85,2%) et l\'Afrique Moyen-Orient aussi (83,6%), tandis les appareils en service sur les vols européens sont remplis à hauteur de 82% en raison de la baisse de capacités mise en place pour s\'adapter à la réalité du trafic. Ces forts coefficients d\'occupation se combinent avec une recette unitaire « en hausse par rapport à juillet 2012 » selon Air France-KLM. Ce qui laisse augurer une bonne performance financière cet été, une période cruciale pour les compagnies aériennes.Deux \"inconvénients\"De tels coefficients d\'occupation (en particulier ceux qui sont proches ou dépassent les 90%) complexifient la tâche des hôtesses et stewards, pour maintenir un bon niveau de qualité de services. En outre, ils peuvent rendre dififcile la perception les difficultés d\'Air France par le personnel. En particulier ceux qui travaillent dans les aéroports (comptoirs d\'enregistrement) et les navigants, lesquels constatent au quotidien les forts remplissages des avions (néanmoins, ce sentiment se vérifiait surtout lors des premières années de la crise qui touche le groupe depuis 2008). «En voyant les avions remplis, il est toujours difficile de comprendre que la compagnie est en pertes », explique un salarié d\'Air France. Or le problème de la compagnie française depuis maintenant cinq ans, est d\'avoir des coûts supérieurs à ses recettes lesquelles ont chuté depuis 2008. Une situation complètement à l\'opposé de celle observée chez PSA par exemple où le personnel ne peut que constater la baisse des ventes de voitures. Tous les indicateurs en baisse dans le cargoContrairement à l\'activité passagers, le cargo voit son trafic reculer de 5,8%, avec des capacités en baisse de 2,9%, entraînant une baisse du coefficient de remplissage et de la recette unitaire.

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