« Ne pas renoncer à s'attaquer aux niches fiscales »

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François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre À l'assembléeLes parlementaires du Nouveau Centre se réunissent aujourd'hui pour préparer la discussion du budget. L'attitude des élus UMP sur les niches fiscales vous agace?Je ne comprends pas le retournement subit de Gilles Carrez et Pierre Méhaignerie sur la question des niches fiscales. Renoncer à réduire ces niches au prétexte que les temps sont difficiles ne tient pas debout. C'est précisément parce la crise est là, que les déficits sont importants et que l'on demande des efforts aux Français qu'il faut faire progresser l'idée de la justice fiscale.Que proposez-vous ?Les niches sont plafonnées à 25.000 euros plus 10 % du revenu net imposable. Nous proposons d'abaisser ce plafond à 20.000 euros plus un pourcentage du revenu imposable inférieur à celui d'aujourd'hui. Cela permettrait une économie de l'ordre de 1 milliard d'euros. Nous voulons étudier l'efficacité et l'opportunité de chacune des niches. Toutes ne sont pas mauvaises, mais il faut s'assurer qu'elles répondent à leurs objectifs. C'est une nécessité morale et non la volonté d'alourdir la fiscalité.Nicolas Sarkozy rend jeudi ces arbitrages sur la taxe carbone? Qu'attendez-vous ?Il faut saluer le véritable engagement du chef de l'État sur cette thématique du développement durable. Et l'idée de préserver la planète doit être un objectif partagé. Mais la taxe carbone ne doit pas devenir un impôt supplémentaire. J'aurais préféré un système de bonus-malus. Mais, puisque la taxe carbone va voir le jour, il faudra veiller à ce qu'elle ne vienne pas frapper le monde rural qui n'a pas d'alternative en matière de transports. Sur ce point particulier, j'aimerais que les collectivités, et notamment les régions, ne soient pas aux abonnés absents. Soyons aussi attentifs aux conséquences sur le secteur des transports.Le gouvernement pourrait augmenter de 25 % le forfait hospitalier. Qu'en pensez-vous ?Augmenter le forfait hospitalier ne serait pas raisonnable. Je suis aussi très réservé sur la baisse des taux de remboursement des médicaments de 35 % à 15 %. Il faut être attentif à la charge supplémentaire que l'on ferait peser sur les foyers modestes et les classes moyennes. Mettons plutôt rapidement en ?uvre les réformes votées comme la loi Bachelot sur l'hôpital. Propos recueillis par Anne Eveno

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