Les analystes plus optimistes

Les analystes européens ont été clairement moins confiants que leurs homologues américains au cours de la période de stabilisation de l'économie mondiale depuis le deuxième trimestre 2009. Le nombre de leurs révisions haussières effectuées chaque mois n'a dépassé le nombre de révisions baissières qu'en septembre. Aux États-Unis, cela s'était produit dès le mois de mai.Aujourd'hui, le ratio des révisions positives sur les révisions négatives atteint 1,15 en Europe, contre 1,79 aux États-Unis. Un tel écart nous rassure quant au potentiel de bonnes nouvelles à venir d'un point de vue microéconomique sur le Vieux Continent, tandis que les bonnes surprises devraient se faire plus rares aux États-Unis. Comment expliquer un tel retard ? Par la réactivité des entreprises de l'autre côté de l'Atlantique. En licenciant à tour de bras, les entreprises américaines ont réussi à maintenir leur marge opérationnelle à des niveaux très élevés pour une période de forte récession. En Europe, une telle réactivité n'a pas été systématique, ce qui explique la forte baisse de la productivité constatée notamment en France et en Allemagne.D'un point de vue sectoriel, le « momentum » de bénéfices a profondément évolué. Si le DJ Stoxx 600 n'est pas dans son ensemble fortement revu à la hausse, les secteurs les plus révisés positivement au cours du dernier mois sont désormais les banques (+ 1,7 %) et les produits de base (+ 1,3 %), alors qu'ils étaient les plus révisés à la baisse au premier semestre. Cela confirme l'idée que les marchés actions sont toujours très anticipateurs, puisque ces deux secteurs sont ceux qui affichent les plus fortes performances boursières depuis le début de l'année, avec respectivement + 55,1 % et + 63 %. Dans un contexte de grande liquidité mondiale et de politiques toujours actives de soutien budgétaire, l'annonce des résultats pour le troisième trimestre de la part des entreprises occidentales devrait être favorable aux marchés actions, même si ceux-ci intègrent déjà de nombreuses bonnes nouvelles. nPar Jean-Luc Buchalet (en haut) et Pierre Sabatier, respectivement PDG de Pythagore Investissement et de PrimeView.

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