Les valeurs délaissées bien positionnées pour profiter du rebond des indices

Les marchés actions ont trouvé le carburant nécessaire à la poursuite de leur rebond. A l'issue de la semaine dernière, l'indice CAC 40 a de nouveau progressé de 2,2 %. Et pour cause. La Réserve fédérale a dévoilé son programme d'assouplissement monétaire quantitatif tant attendu par la communauté financière. Les 600 milliards de dollars de rachats de titres de dette publique annoncés par la Fed ont déclenché un vif élan sur les indices boursiers. Jeudi, le jour de la nouvelle, le CAC40 a bondi de 1,9 % et franchi le seuil des 3.900 points, se rapprochant de ses plus hauts de clôture du 15 avril à 4.065,65 points. La situation n'est pas sans rappeler la réaction des investisseurs au moment des précédentes mesures de soutien à l'économie américaine un an et demi plus tôt. Les 1.550 milliards de dollars d'emprunts d'état et de titres hypothécaires acquis entre mars 2009 et mars 2010 s'étaient accompagnés d'un bond exceptionnel des indices. A l'époque, les investisseurs s'étaient rués sur les valeurs cycliques massacrées sur l'autel de la crise, comme l'automobile et les banques. Conséquence, depuis les plus bas du 9 mars 2009, seule une valeur du CAC 40 s'affiche dans le rouge (Alstom). Toute la question est de savoir si la perspective d'injections de liquidités sur le marché pourrait de nouveau favoriser les titres les plus risqués. « Le nouvel assouplissement monétaire de la Fed peut permettre un ramassage des valeurs cycliques délaissées liées aux matières premières » explique Philippe Troesch, directeur des investissements chez Aberdeen AM. Les déclarations de la banque centrale américaine ont eu pour effet de provoquer une baisse du dollar, qui a entraîné un renchérissement des matières premières. Cela pourrait profiter en premier lieu au secteur pétrolier. Recherche de qualitéA l'inverse, selon Thierry Pauwels, directeur des gestions actions d'OFI AM, la hausse de l'euro face au billet vert devrait pénaliser des valeurs comme EADS. De son côté, Claudia Panseri, responsable de la stratégie actions chez Société Généralecute; Générale, estime que « les investisseurs pourraient aller chercher du côté des cycliques exposées aux états-Unis ». Parmi les secteurs concernés, elle cite l'industrie des produits de base, les valeurs parapétrolières et des groupes industriels comme Schneider. Philippe Troesch évoque également des sociétés comme ArcelorMittal, Saint-Gobain et Lafarge, dont 25 % de son chiffre d'affaires sont réalisés aux états-Unis. « Les investisseurs cherchent des sociétés de qualité avec des perspectives de croissance car le scénario macroéconomique n'est toujours pas clair », nuance toutefois Claudia Panseri. Blandine Hénault

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