« Nous appelons les enseignes à modifier leurs pratiques »

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STRONG>Bruno Lasserre, président de l'Autorité de la concurrenceQuelle portée ont ces avis ?À côté de son pouvoir de contrôle de la structure des marchés et de répression des pratiques anti-concurrentielles, l'Autorité de la concurrence veut développer ce que les anglo-saxons appellent « l'advocacy » : elle entend utiliser les facultés que la loi LME lui a données, dont la possibilité d'émettre des recommandations. L'idée est de dégager des priorités sectorielles, de scruter la situation de la concurrence et de pointer les éventuels dysfonctionnements d'un secteur. Il ne s'agit pas de jeter l'anathème sur une entreprise, mais de formuler des recommandations aux opérateurs ou de nourrir la réflexion des pouvoirs publics.Dans quels textes, voulez-vous voir vos recommandations reprises ?Il n'appartient pas à l'Autorité de la concurrence de le dire, mais aux pouvoirs publics. Nous appelons d'abord les distributeurs à modifier leurs pratiques. S'ils n'y procèdent pas d'ici à six mois à un an, une intervention législative nous paraît alors souhaitable. Quels sont les autres sujets sur lesquels planche l'Autorité ?L'Autorité de la concurrence fera un bilan de son travail de contrôle des concentrations. Elle prendra aussi des initiatives pour en simplifier les procédures. Et, prochainement, l'Autorité ouvrira un débat public pour expliquer sa politique de sanctions et lui donner davantage de prévisibilité. Elle poursuit aussi l'instruction du dossier sur les commissions interbancaires des cartes de paiement. Et, après s'être penchée sur les réseaux télécoms et d'énergie, elle s'intéresse aux transports. Propos recueillis par J. G.

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