Les nouvelles start-up s'enrichissent grâce aux réseaux sociaux

Epargné par la crise, le secteur des technologies profite à plein de la reprise économique. C'est sous des cieux favorables que se tient à partir de mercredi en proche banlieue parisienne LeWeb, grand messe annuelle de la high-tech organisée par l'entrepreneur français Loïc Le Meur. De Dennis Crowley, co-fondateur de Foursquare, à Marissa Mayer, vice-présidente de Google, en passant par Michael Arrington, fondateur du blog Techcrunch, admiré et craint dans la Silicon Valley, à Stéphane Richard, le patron de France Télécome;lécom, le beau linge de la technologie et le gratin des investisseurs se presseront sur la scène des Docks à La Plaine Saint-Denis pour animer deux jours de conférence. « Il y a 3.000 participants venus de 60 pays, contre 2.300 l'an passé. 16 start-up ont été sélectionnées sur 400. En 2009, il y en avait entre 200 et 250 », se félicite Loïc Le Meur, parti s'installer en Californie il y a trois ans. Effet d'une large audienceTendance de fond : encore à leurs balbutiements il y a un an, les sociétés qui ont surfé sur le succès du site de mini-messages Twitter, du réseau social Facebook ou de la boutique en ligne d'applications mobiles pour iPhone d'Apple, ont prouvé qu'on pouvait gagner de l'argent grâce à la publicité générée par cette large audience ou par une multitude de toutes petites transactions, de moins de 1 euro.« Les plate-formes sont l'un des thèmes de l'année 2010 », témoigne Loïc Le Meur. Facebook et Twitter ont été conçus sur des plate-formes aux technologies ouvertes permettant aux développeurs de tous horizons de venir y greffer de nouveaux services. Ainsi, le concepteur de jeu en ligne Zynga a fait fortune sur Facebook grâce au succès fulgurant de Farmville. Même Apple, au système propriétaire verrouillé, a permis aux développeurs de jeux ou de logiciels utilitaires de diffuser leurs programmes auprès de tous les propriétaires d'iPhone.« Avec 1,5 milliard d'internautes sur le PC et 1 milliard sur le Web mobile, il y a un effet de masse et la possibilité d'agréger des micro-marchés », indique Eric Archambeau, du fonds de capital-risque Wellington Partners. L'application Evernote, sorte de bloc-note pour mobile, « génère un demi-million de dollars de chiffre d'affaires par mois », indique Loïc Le Meur.Marketing cibléAutre vertu des réseaux : la connaissance toujours plus fine de l'internaute, qui n'hésite pas à livrer des informations personnelles, à donner son avis, et des conseils à ses congénères, donne une nouvelle vie au marketing ciblé. En témoigne le succès de Groupon, le site d'achats groupés, récemment convoité par Google. L'information en temps réel, dont Twitter est l'un des fers de lance, promet aussi d'importantes innovations. « Avant, il y avait des panels, c'était imparfait. Là, on connaît en temps réel les réactions des internautes sur les produits. C'est irréfutable », explique Éric Archambeau.Un grand nombre de start-up se lancent sur des créneaux de niches, proposant aux entreprises de tirer le meilleur parti de ces nouveaux carrefours d'audience que sont les réseaux sociaux et les plate-formes d'applications mobiles (App Store, Android Market, Ovi de Nokia). « Dans le mobile, il s'agit d'aider les éditeurs à monétiser leur contenus. Pour l'instant, il y a peu de moyens de retenir ou de faire revenir le mobinaute sur une application par exemple », indique Jeff Clavier, du fonds Softech VC. La foison de start-up gravitant autour de Facebook et Twitter révèle à quel point le centre névralgique du Web s'est déplacé de Google vers les réseaux sociaux.

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