« Le projet de loi sur la réforme des syndics est déjà à Matignon »

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STRONG>Henry Buzy-Cazaux, président de l'École supérieure des professions immobilièresLe projet de loi sur la réforme des syndics ira-t-il à terme ?Il est déjà à Matignon ! Les professionnels qui le croient enterré se méprennent lourdement. Les pouvoirs publics ont souvent été alertés par des enquêtes pointant des manquements parfois graves à leurs obligations. En outre, ils savent qu'ils ne jouissent pas d'une confiance indéfectible de l'opinion. Syndics, gestionnaires locatifs et agents immobiliers ont tout à gagner à être perçus comme honorables, alors que le logement est pour les Français un enjeu majeur. Les commissions de déontologie chargées de sanctionner les manquements pourront-elles fonctionner ?Donner force réglementaire à un code de déontologie est indispensable : les syndicats n'ont pas de compétence disciplinaire légale, et la moitié des professionnels n'adhérent pas à un syndicat ! En revanche, le gouvernement se trompe en ne permettant pas aux professions immobilières de s'auto-réguler par la création d'un ordre, comme je le suggère depuis quatre ans. Un ordre, loin d'être une solution périmée, correspond à une idée moderne, conforme à la logique de l'Europe, visant à déléguer aux professions le pouvoir de contrôle, sous la vigilance de l'Etat, à l'instar des médecins ou des avocats. Sans cela, l'Etat sera dépassé par l'ampleur de la tâche : 900.000 locations et 400.000 ventes sont réalisées chaque année et 12 millions de logements gérés, le tout par 35.000 professionnels. Si les trois syndicats immobiliers, la Fnaim, l'Unis et le SNPI favorisent la création d'un ordre et y participent, ils ne se disqualifieront pas, ce qu'ils craignent peut-être, et feront gagner aux professions qu'ils représentent leurs lettres de noblesse. Propos recueillis par Sophie Sanchez

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