Taux élevés, multiples dérogations

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La taxation des intérêts perçus, des dividendes, et même des plus-values sur les actions et obligations est emblématique du système français. Sur ces revenus-là, la France affiche des taux d'imposition particulièrement lourds : alors qu'elle est la seule à soumettre ces revenus à des prélèvements sociaux, de 12,3 %, elle offre la possibilité de choisir un prélèvement libératoire global élevé à 31,3 % depuis cette année. Elle est donc apparemment très au-dessus de ses voisins, dont la majorité ont abandonné l'imposition de ces revenus au titre de l'IR, pour des prélèvements libératoires variant de 10 % à 30 % selon les pays, avec une moyenne de 20 % sur la zone euro. Mais il s'agit surtout d'affichage. Car la France est la seule à avoir démultiplié les régimes dérogatoires : entre les livrets de caisse d'épargne, l'épargne logement, l'actionnariat populaire logé dans les PEA et l'épargne salariale, sans oublier l'assurance-vie (voir ci-contre), une faible proportion des revenus financiers du patrimoine est soumise à l'impôt : pas plus de 30 % ! Quant aux plus-values mobilières, si elles viennent de perdre certains de leurs avantages comme la taxation à partir d'un seuil de cession, elles restent exonérées lorsque les titres ont été détenus plus de huit ans. Confidence d'un connaisseur : « Il est plutôt rare que les épargnants qui gèrent au plus près leur portefeuille paient des impôts sur leurs revenus financiers. » V. S.

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