La réforme de la formation reste très peu connue des employeurs

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Négociée dans ses grands principes début 2009, reprise dans une loi de novembre 2009, la réforme de la formation professionnelle est toujours mal comprise des entreprises. Seuls 40 % des employeurs ont intégré les nouveautés de la réforme dans leur politique de formation, selon une enquête menée par Tendance RH-Opcalia Ile-de-France. « La nouvelle législation n'est clairement pas maîtrisée aujourd'hui », confirme Xavier Masse, le président de Tendance RH. Seules quelques dispositions semblent un peu mieux connues. Ainsi, dans la lignée des plans d'actions en faveur de l'emploi des seniors rendus obligatoires en 2009, 85 % des entreprises prévoient de se pencher sur le déploiement des entretiens professionnels pour les salariés de plus de 45 ans. Mise en oeuvre obscureEn revanche, les entreprises méconnaissent d'autres dispositifs. Ainsi, seuls 25 % des employeurs disent avoir entendu parler des fonds mis à leur disposition, au plus fort de la crise, pour former les salariés contraints au chômage partiel ou devant être reclassés suite à un licenciement économique. Et 7 % seulement ont eu recours à ces fonds d'urgence. Autre exemple, la mise en oeuvre d'un droit individuel à la formation « portable », qui permet à un salarié victime d'un licenciement économique ou connaissant une période de chômage de garder des droits qu'il perdait auparavant, reste obscure. 53 % des entreprises estiment, en effet, que ce DIF portable n'est qu'une lourdeur administrative supplémentaire. Surtout, les employeurs redoutent de perdre en moyens disponibles. 13 % du montant des cotisations versées par les entreprises (soit environ 800 millions d'euros) sont orientés vers le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP). Un fonds destiné à la formation des demandeurs d'emploi, mais aussi des salariés peu qualifiés. Les entreprises peuvent donc en bénéficier à condition de monter des programmes destinés à cette population. Mais la pratique passée a montré que les employeurs n'en faisaient souvent pas leur priorité. La balle est dans leur camp...

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