La discipline budgétaire au coeur des législatives aux Pays-Bas

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Les Pays-Bas votent ce mercredi pour élire un nouveau parlement, à l'issue d'une campagne largement dominée par le débat sur l'assainissement des finances publiques et de la compétitivité, alimenté par la gestion européenne de la crise grecque. Ces élections législatives anticipées ont été convoquées après la chute du gouvernement entraînée par le retrait le 20 février du parti travailliste (PvdA) de la coalition au pouvoir dirigée par le chrétien démocrate (CDA) Jan Peter Balkenende. Le PvdA s'opposait au maintien de leur contingent en Afghanistan.A ce jeu, c'est le parti libéral qui s'est imposé. Comme en Grande-Bretagne, son leader, Mark Rutte, ex-cadre du géant néerlando-britannique de l'agroalimentaire Unilever, a été jugé le plus convaincant lors des différents débats télévisés, alors que le chef de file des travailliste Job Cohen est apparu à la traîne. « Les libéraux annoncent 20 milliards d'économies et affichent le meilleur résultat concernant la solidité financière : dans les projets du parti, le déficit budgétaire se sera transformé en excédent en 2015 », souligne Coen Teulings, du CPB (Netherlands Bureau for Economic Policy Analysis).Après des années d'excédent, les Pays-Bas ont affiché en 2009 un déficit public de 5,3 % du PIB et une dette de 60,9 % du PIB. Selon les prévisions de la Commission européenne, la situation devrait se dégrader en 2010 respectivement à 6,3 % du PIB et 66,3 % du PIB. Pour autant, les Pays-Bas ont le taux le plus bas de l'Union européenne, 4,1 % en avril.ScénariosSelon une enquête d'opinion réalisée par l'Institut Peil, les libéraux sont crédités de 36 sièges (contre 21 aujourd'hui), sur les 150 que compte la chambre basse du parlement. Ils devanceraient les travaillistes (PvdA) avec 29 sièges, les chrétiens-démocrates (CDA) 25 sièges et le Parti de la liberté de Geert Wilders (PVV), 17 sièges, qui fait campagne sur son thème de prédilection, la lutte contre l'immigration. Seule certitude, le nouveau gouvernement sera le résultat d'une coalition, aucun parti n'étant susceptible d'obtenir la majorité. Et les tractations en coulisse pourraient durer un certain temps. Robert Jule

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