Renault et PSA affichent de très bonnes ventes
La Tribune
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cite>Renault et PSA s'en sortent bien. Renault a annoncé jeudi une progression de 21,6 % de ses ventes mondiales au premier semestre, à 1,347 million de véhicules. Sa part de marché mondiale s'est accrue de 0,2 point, à 3,9 %, affirme le groupe au losange. La veille, PSA avait affiché des résultats commerciaux record (+ 16,9 % à 1,85 million d'unités). Les deux constructeurs automobiles tricolores ont bénéficié au premier semestre d'une conjoncture relativement favorable. Tout d'abord, les marchés français et espagnol, sur lesquels ils sont bien implantés l'un et l'autre, ont positivement évolué, contrairement à l'Allemagne qui leur est traditionnellement défavorable. La forte demande européenne pour les petits véhicules, dont ils sont les spécialistes, leur a aussi été profitable. Les livraisons des petites Clio ont ainsi crû de 30 % sur le Vieux Continent, celles de Dacia Sandero de 45 %. Enfin, si, hors d'Europe, PSA a tiré parti de la croissance en Chine, en Iran et en Amérique du Sud, Renault a profité également du boom dans le Mercosur, mais aussi de la reprise des ventes sur la fin du second semestre en Russie et d'un très bon marché en Corée où sa marque Renault-Samsung (+ 59 %) fait un tabac. L'entrée de gamme se distingueCette conjonction d'élements favorables ne diminue pas pour autant le mérite des deux constructeurs, dont certains nouveaux modèles se vendent bien, comme la gamme compacte Renault Mégane III (avec le monospace Scénic, + 41 % en Europe), les Renault Samsung SM3 (Renault Fluence) et SM5 (future Renault Latitude) en Corée ou le nouveau fourgon Master dans l'Hexagone. Ce sont néanmoins les modèles d'entrée de gamme Dacia (vendus sous la marque roumaine ou sous le label Renault selon les marchés) qui tirent pour une bonne part les ventes mondiales du groupe, avec une croissance de 46 % sur six mois. Ils représentent presque le quart des ventes totales du constructeur français (23 % il y a un an).Pour l'ensemble de l'année, Jérôme Stoll, directeur général adjoint en charge du commerce de Renault, prévoit un marché mondial en hausse de 8 % environ, malgré un fléchissement de 7 % à 9 % du gâteau européen. Dans ce contexte, le constructeur de Boulogne-Billancourt a pour objectif d'accroître ses parts de marché dans toutes les régions. En Europe (France comprise), il avait déjà vu ses ventes semestrielles augmenter de 21,6 %, avec une part de marché en hausse de 1,8 point à 10,8 % (utilitaires compris). Alain-Gabriel Verdevoye
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