La France aux prises avec une croissance ralentie
La Tribune
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Un ajustement plutôt qu'une révision drastique. Se penchant sur le cas français, les experts du Fonds monétaire international (FMI) ont légèrement revu à la baisse leurs prévisions pour 2010 et 2011. Pour l'année en cours, les experts du Fonds estiment que la croissance française sera limitée à 1,4 %, une projection en retrait de 0,1 point par rapport à celle émise en avril dernier. Le FMI n'anticipe pas d'accélération sensible de l'activité en 2011 en France, à l'image du scénario échaffaudé d'ailleurs pour l'ensemble de la zone euro. Le pronostic des économistes de Washington est que le PIB progressera de 1,6 % l'an prochain, et non pas de 1,8 % comme ils l'anticipaient en avril. Pour 2010, le FMI affiche donc la même perspective de croissance que le gouvernement français, qui table aussi sur 1,4 %. En revanche, le Fonds est nettement moins confiant que Bercy quant au déroulement de 2011. Alors que la France maintient une prévision de croissance pour 2011 de 2,5 %, le FMI se situe 0,9 point en deçà. Plus de rigueurSi le Fonds monétaire international devait avoir raison, Paris se trouverait dans l'incapacité de tenir ses engagements de réduction des déficits publics l'an prochain. Sauf à durcir encore plus son plan de rigueur. Un scénario crédibilisé par les propos du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, sur d'éventuelles mesures supplémentaires à l'automne si la croissance venait à faiblir. Cette hypothèse d'une reprise assez timide en France est enfin confortée par un chiffre publié également jeudi par la Banque de France (Bdf). Cette dernière a révisé en baisse sa prévision de croissance de la France au deuxième trimestre à + 0,4 % contre + 0,5 %. Dans ses commentaires, la Bdf indique que « les prévisions font état d'une stabilité de la production dans les prochains mois ». Anne Eveno
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