Syrie, échange de données bancaires, Brics… ce qu'il faut retenir du G20 en Russie

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Le G20 s\'achève sur une question toujours en suspens. Les Etats-Unis (et peut-être la France, ainsi que d\'autres alliés) attaqueront-ils la Syrie? Ce débat a occupé la majeure partie des rencontres à Saint-Pétersbourg, sur fond de tensions entre Vladimir Poutine et Barack Obama. Les enjeux économiques et financiers, pourtant toujours présents sont passés au second plan. Syrie: Poutine fait trembler les marchésVladimir Poutine, l\'hôte de ce G20, a réaffirmé sa position. Il continuera de soutenir le régime de Bachar al-Assad. \"Aiderons-nous la Syrie ? Oui, nous le ferons\", a-t-il ainsi déclaré lors de la conférence de presse suivie notamment par l\'agence de presse russe Tass. Il a en outre estimé que les pays souhaitant une intervention militaire (Etats-Unis, France, Arabie saoudite, Turquie et Canada) étaient en position de minorité.Peu après son intervention, les marchés américains, déjà nerveux après la publication des chiffres du chômage, ont brutalement chuté. Le Dow Jones a par exemple perdu 0.9%. En revanche, à Paris, le CAC40 terminait sur une hausse de 1,06%. Malgré des tensions avant le sommet, le président américain a accepté de rencontrer son homologue russe. Barack Obama devrait s\'exprimer mardi 10 septembre sur la situation en Syrie. François Hollande, de son côté, a dit attendre le rapport de l\'Onu et la décision du Cnogrès américain pour se décider. Lutte contre l\'exil fiscal : l\'échange automatique des données Le principe même du G20 étant de régler avant tout les déséquilibres économiques mondiaux, le communiqué final, publié ce 6 septembre, s\'attache avant tout à ces questions.Parmi les engagements les plus concrets figure la mise en place de l\'échange automatique de données fiscales d\'ici fin 2015. A Moscou en février, les ministres des Finances de ces mêmes pays ont appelé à la création d\'un tel système. Lutter contre l\'optimisation fiscale Autre promesse : œuvrer pour limiter le \"transfert des bénéfices\", tel qu\'il a été pointé du doigt par l\'OCDE. \"Les profits doivent être taxés là (…) où la valeur est créée\", écrivent les dirigeants dans leur communiqué final. \"Calibrer\" les politique monétaires Avant le sommet, les Brics ont annoncé leur intention de créer leur propre réserve de devise afin d\'éviter à l\'avenir se subir les fluctuations que certains émergents comme l\'Inde et le Brésil ont connues ces derniers mois. Leurs monnaies subissaient le contrecoup d\'une probable révision de la politique monétaire américaine. A ce sujet, les membres du G20 se sont engagés, sur demande des Brics, \"sur le fait que les changements futurs de politiques monétaires continueront d\'être calibrées avec prudence et clairement communiquées.\"Lutter contre le chômage et rétablir la croissanceEnfin, comme lors des éditions précédentes, les chefs d\'Etats et de gouvernement du G20 ont promis d\'oeuvrer pour réduire le chômage et accroître la production.Du côté des ONG, il a donné lieu à des réactions mitigées. \"Ce sommet du G20 permet un pas de plus contre l\'évasion fiscale des entreprises au niveau mondial. Mais les chefs d\'Etats n\'ont donné aucune garantie sur l\'implication des pays les plus pauvres,\" a par exemple commenté Sébastien Fourmy, Oxfam France, dans un communiqué. 

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