Le gouvernement suédois vante les mérites de ses baisses d'impôts

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Créer des emplois grâce à la baisse des impôts, tout en préservant l'État providence et les finances publiques. Une impossible équation pourtant résolue par la Suède, à en croire son Premier ministre de centre droit, Fredrik Reinfeldt. Cela lui permet d'afficher actuellement la plus forte reprise économique en Europe et, très probablement, assurera sa reconduction à la tête du pays lors des élections législatives, dans dix jours.Évoquant la baisse de l'impôt sur le revenu, qui a totalisé 80 milliards de couronnes (8,6 milliards d'euros) depuis son accession au pouvoir en 2006, Fredrik Reinfeldt a souligné mardi, rencontrant la presse, que « les incitations pour aller travailler avaient augment頻. Avec à la clé, selon les estimations du ministère des Finances, la création d'environ 70.000 emplois, un chiffre vigoureusement récusé par l'opposition social-démocrate. Ces baisses d'impôts, a par ailleurs affirmé Fredrik Reinfeldt, ont en effet été au coeur de la statégie du gouvernement pour relancer l'économie suédoise au plus fort de la crise, en 2009. « Nous avons mis en oeuvre des mesures de relance fondées tant sur des investissements en infrastructure que sur des baisses d'impôts pour les salariés », a-t-il rappelé. Dette publique : 40 % du PIBRésultat, « la consommation est demeurée assez élevée tout au long de la crise et je crois que cela contribue aujourd'hui au rebond de notre économie ». De fait, la croissance du royaume scandinave, également favorisée par des exportations reparties à la hausse, devrait s'établir à 4,5 % en 2010. Un résultat qui consacre la Suède comme le pays européen où la reprise est la plus forte. Cette reprise est également à mettre au compte de finances publiques robustes. La dette publique frise tout juste les 40 % du PIB et le déficit budgétaire, qui représente lui 0,5 % du PIB, devrait se transformer en surplus dès l'année prochaine, a récemment prévenu l'Office suédois de la dette. Or, lorsque le pays a dû faire face à la crise, qui s'était soldée en 2009 par une récession, avec une baisse du PIB de 5 %, les finances du royaume étaient déjà saines, a relevé Fredrik Reinfeldt. Son pays était donc mieux préparé que ses voisins européens qui font face à un déficit récurrent de leur budget, et que la crise a creusé. En effet, en Suède, la grande majorité des partis politiques est très attachée au principe de l'« objectif de surplus », selon lequel les finances publiques doivent afficher un excédent équivalent à 1 % du PIB. Un bas de laine en cas de coup dur, en d'autres mots.

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