L'OCDE plaide pour une éducation plus efficiente

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Comment faire mieux avec autant, voire moins ? C'est ce sur quoi ont planché la semaine dernière 32 ministres de l'Éducation des pays membres de l'OCDE, réunis à Paris. En d'autres termes, il s'agissait de discuter du maintien des investissements dans l'enseignement, essentiels pour la croissance à long terme, alors que les coûts augmentent et que les budgets stagnent voire diminuent. Une gageure. « Les ministres de l'Éducation doivent prouver lors des discussions budgétaires qu'ils peuvent améliorer l'efficacité du système éducatif et montrer que le retour sur investissement est important », explique Bernard Hugonnier, directeur adjoint à l'Éducation à l'OCDE. L'organisation internationale a récemment indiqué qu'un diplômé du supérieur génèrera 93.377 euros de plus en recettes fiscales et en cotisations sociales sur toute sa vie active qu'un diplômé du secondaire. Mais les responsables du budget ont souvent une vision plus à court-terme. Les ministres de l'Éducation sont donc très demandeurs d'études de l'OCDE. La ministre autrichienne de l'Éducation, Claudia Schmied, a ainsi salué le projet « d'étudier la gouvernance des systèmes éducatifs et la façon dont les réformes sont appliquées dans les différents pays », qui sont tous à la recherche d'une meilleure efficience.Le ministre français Luc Chatel a présenté comme telles ses réformes : les économies réalisées par les suppressions de postes (65.000 entre 2007 et 2011) servent à revaloriser les salaires des enseignants, donc à les motiver. À cela près que seul 190.000 sur 850.000 sont pour l'heure concernés... Et que plus d'efficacité rime avec des missions élargies, donc plus de temps de service. Alonso Lujambio, le ministre mexicain, a d'ailleurs beaucoup insisté sur la nécessité de doter les enseignants d'un statut valorisant et d'un véritable déroulement de carrière. A fortiori parce que, face aux mutations du monde du travail, le secteur éducatif « doit s'adapter à de nouveaux besoins » et se rapprocher davantage du monde économique pour gagner en « flexibilité » et mieux adapter ses programmes (en particulier dans le supérieur) aux besoins des entreprises. Clarisse Jay

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