à l'Est, l'attrait de l'Europe

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ecoLes ex-pays de l'Est sont passés d'une Union à une autre. Vaclav Klaus, l'europhobe président tchèque dont le quart d'heure de gloire vient de s'achever, n'aime d'ailleurs rien tant que de comparer l'Union européenne (UE) à l'URSS. À la différence que Moscou et le rouble ont été rejetés et que Bruxelles et l'euro ont été désirés. Les nouveaux États membres se sentent désormais chez eux en Europe et leur intégration au Parlement européen, que l'un des leurs préside, l'illustre. Grâce à leur expérience, ils ont apporté une nouvelle vision à la politique étrangère de l'UE. « Ils nous trouvent naïfs et ridicules dans nos relations avec Moscou et nous ont rendus plus conscients des enjeux impérialistes derrière chaque man?uvre du pouvoir russe », explique un responsable du Parlement. Les élus de l'Est s'en félicitent, même s'ils regrettent ce persistant distinguo entre eux et nous. « Il n'y a plus de ?nous? ni de ?vous?. Nous pouvons désormais affirmer bien haut?: c'est notre Europe commune », a ainsi déclaré le Polonais Jerzy Buzek en juillet dernier, en grimpant pour la première fois au perchoir à Strasbourg. Ces dernières années, le Parlement européen a voté des résolutions sur les victimes du totalitarisme communiste. fermeté face à moscouLa salle de presse de l'institution a été baptisée en 2008 « salle Anna-Politkovskaïa », en mémoire de la journaliste russe d'opposition assassinée. Conséquence?: le patron du gazier Gazprom a refusé d'y tenir un point presse lors du conflit gazier, à l'occasion duquel les pays de l'Est appelaient l'UE à la plus grande fermeté face à Moscou. Et en octobre, le prix Sakharov du Parlement pour la liberté de pensée a été attribué à Memorial, une ONG russe de défense des droits de l'homme.Yann-Antony Noghès, à Bruxelle

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