Les 35 heures divisent à nouveau la droite

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C'est au nom de la rigueur budgétaire que Gérard Longuet a, le week-end dernier, défendu une « sortie » des « 35 heures ». Les 22 milliards d'euros d'exonérations de charges sur les bas salaires « seraient utiles aux finances publiques », a déclaré le président du groupe UMP au Sénat. Plusieurs membres du gouvernement sont très vite montés au créneau pour lui opposer une fin de non-recevoir. Xavier Bertrand, à l'origine d'une loi permettant aux entreprises de déroger aux 35 heures lorsqu'il était ministre du Travail en 2008, a été le plus prompt à réagir. « Si sortir des 35 heures », c'est « faire travailler les Français 39 heures payées 35, les salariés ne sont pas d'accord, et moi non plus », a-t-il indiqué, lundi. François Baroin et Nadine Morano ont, eux, souligné que les « effets pervers » des 35 heures avaient été annulés et que le débat n'avait pas lieu d'être rouvert. A. L.

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