Nouvelle passe d'armes dans le dossier Hermès

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Petites phrases lourdes de sous-entendus, accusations mutuelles, lettres ouvertes, un mois et demi après l'annonce de l'irruption de LVMH dans le capital d'Hermès à hauteur de 17 %, le ton monte d'un cran entre les partisans du sellier et ceux du numéro un mondial du luxe présidé par Bernard Arnault.Ce mercredi, le cabinet de conseil aux actionnaires Deminor s'est rangé aux côtés d'Hermès. Dans une lettre ouverte à Bernard Arnault, il souhaite « connaître le processus décisionnel qui a conduit LVMH à investir 1,45 milliard d'euros dans la société Hermès ». Il estime par ailleurs que les actionnaires de LVMH, qui ont vendu des titres du groupe entre le 1er septembre et le 25 octobre - le débouclage de positions dans le cadre de contrats à terme dits d'equity Swaps ont eu lieu les 21 et 22 octobre -, ont été pénalisés. « Il ne fait aucun doute que les actionnaires qui ont cédé leurs titres pendant cette période ne l'auraient probablement pas fait s'ils avaient eu connaissance que LVMH disposait d'une plus-value potentielle de près de 2 milliards d'euros (au cours d'ouverture du 25 octobre) ».Fabrice Rémon, associé en charge de Deminor France, entend demander cette semaine à l'Autorité des contrôle prudentielle (ACP) d'examiner le rôle joué par les banques de LVMH dans ce montage. L'Autorité des marchés financiers (AMF) enquête déjà sur les conditions qui ont permis à LVMH de rafler 17 % d'Hermès, sans en informer les marchés.« Propos fallacieux »Chez LVMH, où l'on martèle avoir respecté la réglementation, on dénonce une campagne délibérée contre le groupe. « Vous m'avez récemment informé de la mission que vous avez reçue [d'Hermès, Ndlr] de lancer une campagne à l'encontre de LVMH et de ses dirigeants », a répondu Pierre Godé, le vice-président de LVMH dans un courrier adressé à Fabrice Rémon. « Vous comprendrez donc que nous n'ayons pas à répondre à vos interrogations sans fondement dont l'objectif n'est que trop évident ». Fabrice Rémon a qualifié de « fantaisistes et de fallacieux » les propos que LVMH lui attribuait sur une campagne contre le groupe de Bernard Arnault. F. G.

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