Les efforts climatiques d'Obama divisent les entreprises américaines

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Sommet de copenhagueLe cadeau de l'administration Obama à la communauté internationale pour l'ouverture de la conférence de Copenhague est loin de faire l'unanimité parmi les milieux d'affaires américains. Lundi, l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a décrété que les émissions de gaz à effet de serre (GES) étaient nocives pour la santé publique. Faute de loi sur le climat au Congrès, cette agence fédérale pourra ainsi imposer aux industriels produisant plus de 25.000 tonnes de CO2 par an de réduire leurs émissions. De grandes entreprises soutiennent les efforts de l'administration Obama, mais les principaux lobbies patronaux dénoncent une politique, selon eux, susceptible de compromettre la reprise aux États-Unis. La Chambre de commerce des États-Unis (« US Chamber »), la principale association patronale du pays, dénonce une initiative à même « d'étouffer la croissance en imposant de nouvelles contraintes à tous les projets de construction et de rénovation ». Une analyse que récuse le secrétaire à l'Énergie, Steven Chu, rétorquant que « les États-Unis peuvent jouer un rôle de leader dans la création de technologies nouvelles permettant de produire de l'énergie en n'émettant que peu de carbone ». « Nous pouvons suivre le mouvement, mais si nous l'initions, cela ne fera qu'accroître notre prospérit頻, a insisté Chu.Le Partenariat pour l'action sur le climat (USCAP), abonde dans le sens de Steven Chu. L'association regroupant de grands industriels (Caterpillar, General Electric, PepsiCo?) et des producteurs d'énergie (ConocoPhillips, Exelon?) estime que le produit intérieur brut des États-Unis pourra croître de 70 % d'ici à 2030 « même si des politiques visant à réduire les gaz à effets de serre sont adoptées ».« incitations fiscales »Pour des raisons politiques et afin d'éviter des recours devant les tribunaux, l'administration Obama préférerait que le Congrès vote un texte plutôt que de laisser l'EPA imposer aux régions industrielles des règles dont le détail et l'entrée en vigueur n'ont pas encore été dévoilées. L'agence a toutefois précisé que d'ici à la fin mars, les constructeurs automobiles prendront connaissance des normes de consommation de leurs véhicules à partir de 2012. L'EPA a aussi prévenu qu'à compter de 2010, elle établirait un registre des émissions de GES dégagées par environ 10.000 sites, responsables de 85 % de la production de CO2 aux États-Unis. Coauteur d'un projet de la loi climatique, le sénateur John Kerry prévient que les entreprises gagneraient à ce que cette réforme revienne au Congrès qui contrairement à l'EPA pourrait leur apporter des garanties sur les « incitations (fiscales) pour leurs investissements ». n

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