L'Opep s'apprête à laisser sa production inchangée

 |   |  378  mots
Les américains parlent de « comfort zone » pour évoquer une température agréable. Pour Ali al-Naïmi, le ministre saoudien du pétrole, la zone de confort se situe entre 70 et 90 dollars et concerne les prix du baril de pétrole. L'envol des cours du baril au delà de cette fourchette de prix, puisque le WTI a touché les 90 dollars mardi, ne devrait pourtant pas motiver les représentants du cartel, qui se réunissent samedi à Quito (en Equateur), à modifier leur niveau de production de pétrole. Sur le marché physique, des tensions semblent pourtant se manifester. Les cours du pétrole à 3 ou 6 mois se trouvent en effet actuellement à l'envers: moins chers que le baril pour livraison immédiate. Les plus lointaines échéances se traitent autour de 80 dollars, contre 88,16 dollars mercredi pour le WTI à New-York, et 91,16 dollars pour le brent. Et ces tensions ne sont pas seulement liées au froid, selon Barclays Capital : les dernières projections du ministère américain de l'énergie concernant la demande de pétrole pour 2010 font état d'une consommation de barils record. Soit 87,1 millions de barils par jour.À court terme, le redémarrage de la consommation n'est pas fulgurant. La tendance à la baisse des stocks dans les pays de l'OCDE ne fait que commencer, et a été contredite par la publication des stocks américains mercredi. Lesquels restent titanesques : les cuves et autres entrepôts américains ne contiennent pas moins de 1.110 milliards de barils de pétrole, soit seulement 3 % de moins que leur plus-haut depuis 20 ans inscrit en septembre. Et si les stocks de brut ont légèrement régressé cette semaine, ceux de produits raffinés comme l'essence ou le fioul ont au contraire progressé outre-atlantique. En Europe, le froid exceptionnel a en revanche poussé à démarrer, mercredi, des unités de production d'électricité fonctionnant au fioul, comme celles de E.On et RWE au Royaume-Uni. Il s'agit aussi des capacités de production les plus chères. A la pompe, les prix retrouvent en France des niveaux désertés depuis 2008: le gazole a vu son prix moyen atteindre 1,2023 euros par litre la semaine dernière. A.R.La tendance à la baisse des stocks dans les pays de l'OCDE ne fait que commence

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :