Niger : les deux otages français ont été assassinés
La Tribune
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Deux Français de 25 ans, Antoine de Léocour, qui travaillait pour l'ONG Aide médicale internationale, et son ami Vincent Delory, ont trouvé la mort au Niger samedi, après avoir été enlevés vendredi soir par des hommes armés dans un restaurant de la capitale, Niamey. D'après les informations disponibles dimanche, ils auraient été exécutés par leurs ravisseurs lors de l'opération menée par la garde nationale nigérienne pour les libérer. Des militaires français, présents dans la région en raison des otages détenus par Aqmi (al-Qaida au Maghreb islamique), participaient à l'opération, a précisé le ministère de la Défense. SoupçonsAqmi, à l'origine de l'assassinat de l'humanitaire Michel Germaneau en juillet dernier, n'a pas été formellement impliquée par les autorités françaises dans ce drame. Les soupçons convergent toutefois vers elle, d'autant que le président de la République, Nicolas Sarkozy, a déclaré dimanche : « Nous n'accepterons jamais le diktat du terrorisme et des terroristes. » L'organisation détient actuellement au Niger cinq collaborateurs français d'Areva et Satom (groupe Vinci), kidnappés le 16 septembre à Arlit, un site d'extraction d'uranium dans le Nord, près de la frontière algérienne. La France et le Niger sont liés par l'uranium. Premier producteur mondial, le groupe nucléaire Areva se fournit à 40 % dans le pays tandis que les exportations nigériennes reposent à 60 % sur le précieux minerai (lire « La Tribune » du 20 septembre 2010). Outre les deux mines d'Arlit, Areva a investi pas moins de 1,2 milliard d'euros dans celle d'Imouraren, qui sera la deuxième plus grande mine au monde. Avec Agence
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