LE Hrivna sous pression
La Tribune
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Les ordres de grandeur n'ont rien à voir avec ceux du voisin russe. Toutefois, la banque centrale ukrainienne a déjà brûlé en l'espace d'un an un cinquième de ses réserves de change en vue d'enrayer la chute infernale de sa devise. Depuis septembre, le hrivna a perdu plus de 42 % de sa valeur. Hier, il s'échangeait face au dollar à une parité de 8,4 contre 4,6 avant le début de la crise. « Contrairement aux autres pays de la région qui sont sous l'aile du FMI, l'Ukraine connaît une détérioration de sa balance des paiements, commente un gérant spécialisé. Cette situation à laquelle s'ajoutent des doutes quant à la politique fiscale et autres réformes à mener [indépendance de la banque centrale renforcée, hausse du prix du gaz pour les ménages, etc.] risque de retarder l'obtention de la dernière tranche du prêt de 16,4 milliards que lui a accordé le FMI. » Un mauvais point alors que l'Ukraine se débat toujours dans une crise bancaire grave, et qu'elle doit gérer d'autres aléas, comme la chute des cours du blé ou les tensions récurrentes avec la Russie sur son approvisionnement en gaz. M. B.
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