Et si, pour la France, la croissance se trouvait... au fond des océans ?

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Plutôt que de se creuser la tête pour trouver la martingale permettant à l\'économie française de retrouver le chemin de la croissance, ne serait-il pas plus simple de creuser le fond des océans ?Accroître la souveraineté de la FranceC\'est ce que recommande fortement un rapport du Conseil économique, social et environnemental (CESE) présenté mercredi au Palais d\'Iéna à Paris. Les conclusions de ses auteurs sont très claires : la France doit se donner les moyens d\'accroître sa souveraineté maritime afin de bénéficier dans les décennies à venir des richesses potentielles du sol sous-marin.Car elle le peut ! En effet, la Convention de l\'ONU sur le droit de la mer signée à Montego Bay en Jamaïque en 1982 donne la possibilité à la France, qui est déjà la grâce à l\'outre-mer, est la deuxième puissance maritime mondiale derrière les Etats-Unis et devant l\'Australie, d\'étendre ses droits souverains sur les ressources du sol et sous-sol de son plateau continental.\"Cette possibilité d\'extension sur près de deux millions de kilomètres carrés est une chance\", explique à l\'AFP Gérard Grignon, le rapporteur de l\'avis, présenté au nom de la délégation à l\'Outre-mer du CESE. Avec ses 1.111.000 kilomètres carrés, la France s\'étend sur toutes les latitudes et sur trois océans et possède une Zone Economique Exclusive (ZEE) de 11.025.760 kilomètres carrés.Une ZEE est un espace maritime qui s\'étend sur 188 nautiques au-delà des limites des eaux territoriales, dans lequel l\'Etat riverain exerce des droits spécifiques en matière de pêche et d\'exploitation des fonds marinsDu cobalt et des nodules polymétalliques à foison\"L\'accès à des richesses potentielles, comme des hydrocarbures, des encroûtements cobaltifères, nodules polymétalliques et terres rares\", matériaux indispensables aux industries de pointe, constitue \"un atout considérable pour notre pays s\'il contribue à un nouveau modèle de développement durable, en particulier au profit des collectivités ultramarines. Il faut une prise de conscience de ce que cela peut rapporter à la France\", poursuit l\'ancien député de Saint-Pierre et Miquelon.En 2003, la France s\'est dotée d\'un programme national dit \"Extension raisonnée du plateau continental\" (Extraplac). Ce programme permet au gouvernement français de construire les dossiers qu\'elle dépose, territoire par territoire, devant les instances internationales.Saint Pierre et Miquelon, sujet de friction avec le CanadaLe dossier Saint Pierre et Miquelon, dont le sous-sol est riche en hydrocarbures, suscite régulièrement des frictions diplomatiques avec le Canada. Pour le moment, aucun accord n\'a été trouvé. Mais la France entend tout de même déposer un dossier d\'ici la fin de l\'année. Une initiative vaine puisque la Commission chargée de l\'étudier ne peut se pencher sur des dossiers faisant l\'objet d\'un litige.Le CESE regrette que le dossier concernant la Polynésie, qui fait l\'objet d\'une contestation du Vanuatu voisin soit bloqué comme celui de Clipperton.Des dossiers avancentD\'autres dossiers sont déjà avancés. Après avoir obtenu l\'aval de la Commission, la France doit désormais obtenir la signature d\'accords avec des pays tiers. Il s\'agit de l\'Espagne et de l\'Irlande pour le Golfe de Gascogne, du Brésil et du Suriname pour la Guyane, de la Barbade pour les Antilles, et de l\'Australie pour le dossier de la Nouvelle-Calédonie comme des Kerguelen.\"Au Quai d\'Orsay de se bouger maintenant pour signer ces accords. Dans un contexte de crise économique mondiale, quel pays côtier ne saisirait pas l\'opportunité d\'accéder à des droits sur des ressources naturelles ?\", s\'interroge Gérard Grignon.  

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Commentaires
a écrit le 06/02/2014 à 9:08 :
cela et vrais les fond marin seron les resources de demain ???

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