La crise a détruit 514.000 emplois marchands entre 2008 et 2009
La Tribune
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On commence à avoir une idée bien précise des dégâts occasionnés par la crise sur l'économie française. Selon l'étude publiée ce lundi par le Trésor, le recul de 2,6 % du PIB en 2009 s'est traduit par 331.000 destructions d'emplois dans les branches principalement marchandes non agricoles. En 2008, période au cours de laquelle la crise financière a éclaté, ce sont 183.000 emplois qui ont disparu.« En début de récession, l'essentiel de l'ajustement s'est porté sur l'intérim ; mais ce secteur a recommencé à créer des emplois dès le 2e trimestre de 2009. Ce sont l'industrie et les services qui ont le plus fortement contribué aux destructions d'emplois en 2009 », constate le Trésor.À noter, si l'emploi des seniors a plutôt résisté, les jeunes, les ouvriers et les bas salaires ont été les plus touchés par la crise.Cette tendance s'est inversée en 2010 même si les 74.000 créations d'emplois n'ont pas compensé les dégâts de la plus grave crise économique traversée par les pays industrialisés depuis 1945. En 2008 et 2099, ce sont donc 514.000 postes qui ont été supprimés.Une crise qui a provoqué des ajustements particulièrement brutaux. « Dans une perspective historique, l'ajustement de l'emploi salarié marchand est comparable dans son ampleur au choc de 1993 mais il s'est effectué sur une période beaucoup plus courte : de 7 trimestres contre 12 trimestres pour la précédente récession de 1993. La hausse du taux de chômage est proche entre ces deux épisodes », note l'étude.Pour mémoire, le taux de chômage est passé de 7,5 % de la population active au premier trimestre 2008 à 10 % au quatrième trimestre 2009.Sans réelle surprise compte tenu du choc porté à l'activité, les salaires ont également souffert. Après avoir augmenté de 2,6 % en 2008, ils n'ont progressé que de 1,3 % un an plus tard. Fabien Piliu
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