Le premier trimestre devrait être porteur pour les marchés actions

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Sur leur lancée de fin d'année, les marchés d'actions ont entamé 2010 en fanfare. Quoi que la tendance se soit calmée à la fin de la semaine dernière.Le phénomène ne devrait pas se répéter cette semaine. Car si les marchés étaient un peu en manque d'indicateurs ces derniers temps, ils peuvent compter sur l'ouverture ce lundi du bal des résultats trimestriels avec Alcoa. Intel, jeudi et JP Morgan, vendredi lui emboîteront le pas. Que faut-il en attendre ? « Dans l'ensemble, les résultats du quatrième trimestre ne devraient pas révéler de mauvaises surprises. D'une part, parce que les attentes des analystes sont raisonnables et d'autre part parce que l'activité devrait continuer sur sa lancée du troisième trimestre » résume David Kalfon, directeur général d'EFG AM. Comme pour le troisième trimestre, c'est donc le niveau d'activité ? révélateur ou non de la poursuite de la reprise économique ? qui devrait retenir l'attention des investisseurs.effet de base favorableQuoi que, en matière de reprise, il est sûr que tout ce qui est bon d'un point de vue économique, ne l'est pas forcément pour les marchés d'actions. Comme on l'a encore vu vendredi. Les chiffres de l'emploi américain n'ont, en définitive, pas vraiment déprimé les investisseurs dont le moral tient pour l'essentiel au prolongement de la politique accommodante des banques centrales. Sur le sujet, ils devraient être attentifs jeudi à la première conférence de presse de l'année de Jean-Claude Trichet, le patron de la BCE. Du reste, après l'allégement de l'arsenal de crise annoncé le mois dernier par l'instance monétaire européenne, les experts n'attendent pas d'annonces fracassantes.Dans l'ensemble, un consensus semble émerger sur l'idée que le premier trimestre devrait être porteur pour les marchés d'actions. Ne serait-ce qu'en raison d'un effet de base très favorable. À court terme, une correction semble toutefois inévitable. « Les réductions de coûts ont été tellement drastiques l'an dernier que si l'activité repart, les entreprises vont devoir réembaucher et réinvestir, ce qui va forcément peser sur les bénéfices, sur les marges et donc se faire ressentir sur les marchés », estime David Kalfon qui souligne par ailleurs qu'avec un rythme de 7 % en un mois, les indices peuvent difficilement continuer sur le même rythme. Gaël Vautrin

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