Les habits neufs de la politique européenne de la France

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Le choix de Michel Barnier comme commissaire au Marché intérieur ? en charge, donc, de la régulation financière ? illustre le rôle majeur joué par la France dans la politique européenne, après le « rejet » par les Français, en 2005, de la Constitution. « Alors qu'elle était présidente de l'Union, la France avait complètement raté le traité de Nice et l'opportunité que représentait la Constitution ? ce qui a eu des effets ravageurs auprès des autres pays », rappelle Claude Fischer, présidente de Confrontations Europe, un « think tank » français créé en 1992. Le changement, surtout dû à la volonté de Nicolas Sarkozy, qui n'a eu de cesse de réconcilier les Français et l'Europe, mais aussi de changer l'approche et la méthode. « On est sortis de la période où il y avait vraiment un conflit entre la France et la Commission. Période qui, à l'exception du septennat de Valéry Giscard d'Estaing, a correspondu à une approche héritée du général de Gaulle, qui n'a jamais beaucoup apprécié la Commission. Le mérite revient à Nicolas Sarkozy d'avoir compris le rôle de la Commission très en amont », explique Jacques Barrot, commissaire sortant. Depuis, du chemin a été parcouru, avec l'adoption par le Parlement du traité de Lisbonne, puis la présidence française de l'Union européenne, qui a géré les crises géorgienne et financière. Dans ce dernier cas, la France a poussé à agir vite, sur les bases d'un rapport rédigé sous la houlette de Jacques de Larosière. Impulsée par un autre Français, Jean-Claude Trichet, la Banque centrale européenne a joué un rôle majeur face à la crise. Il faut aussi compter avec d'autres postes clés, comme celui de secrétaire général adjoint du Conseil européen, attribué à Pierre de Boissieu. Sans oublier le député Alain Lamassoure, présidant la commission des Budgets, qui va compter davantage grâce au rôle plus important accordé au Parlement par le traité de Lisbonne. Le changement de l'approche française s'est donc révélé payant. Robert Jules avec Y.-A. N. et F.A., à Bruxelle

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