Les banques allemandes relativement exposées
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Selon les chiffres de la Banque des règlements internationaux, les créances des banques allemandes sur de l'économie grecque s'élèvent à 28 milliards d'euros. Une somme modeste. La situation des marchés pourrait cependant conduire à des dépréciations, notamment parmi les établissements émetteurs d'obligations sécurisées, les Pfandbriefe, qui utilisent les emprunts d'État grecs en couverture de leurs produits. Ces banques détiendraient 14,5 milliards d'euros de créances helléniques, soit la moitié de l'engagement allemand. Or, les Pfandbriefe sont un outil clé du financement public outre-Rhin. Reste que l'Allemagne a tout à craindre d'un emballement : ses banques sont engagées à hauteur de 33 milliards d'euros au Portugal et de 173 milliards d'euros en Espagne. À noter enfin que les banques françaises sont les plus exposées en Grèce avec un total de créances de 53 milliards d'euros. D'où la nécessité d'une réponse commune à la crise. R. G., à Francfort
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