Petroplus : le repreneur soutenu par Montebourg jette l'éponge

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L\'espoir égyptien s\'envole. Le conseil d\'administration de la société égyptienne Arabiyya Lel Istithmaraat International - potentiel repreneur de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) - a annoncé son désistement vendredi par la voix de son représentant en France. Le président de la société égyptienne, Mohammed Metwalli, \"informe que le conseil d\'administration de sa société a pris la décision, le 6 mars dernier, de ne pas poursuivre l\'étude de la reprise des actifs industriels et commerciaux du groupe Petroplus\", a précisé vendredi dans un communiqué son représentant, Michel Billard de la Motte. Une reprise jugée trop complexeMohammed Metwalli \"tient à remercier vivement les pouvoirs publics français de leur soutien et de l\'efficacité des moyens mis en oeuvre tout le long de l\'étude de cette reprise\". \"Cette décision négative est motivée par la grande complexité de cette reprise dans le cadre de la phase judiciaire actuelle et du peu de temps qui lui est imparti - compte tenu de son entrée tardive dans le processus - pour en maîtriser les risques et présenter un projet industriel viable\", précise le communiqué.L\'offre égyptienne, jugée \"sérieuse et financée\" en févrierDébut février, le ministre du Redressement productif avait annoncé que le gouvernement avait \"décidé de s\'engager derrière\" cette offre. Arnaud Montebourg avait qualifié le dossier \"de bonne qualité, d\'un groupe égyptien qui a pignon sur rue, disposant de liquidités et de pétrole\".De son côté, Yvon Scornet, porte-parole de l\'intersyndicale Petroplus, tempère l\'enthousiasme ministériel. Interrogé vendredi par l\'AFP, le syndicaliste a déclaré que \"dès le départ, en passant trois heures à Paris avec leurs représentants\", il avait \"bien vu qu\'il n\'y avait aucune volonté d\'aller de l\'avant\" de la part du groupe égyptien. \"Selon le ministère, c\'était le candidat le plus sérieux, parce qu\'il avait le meilleur cabinet d\'avocat, les meilleurs conseillers juridiques, mais il ne les a pas payés, il a simplement fait faire un devis qui n\'engageait à rien\", a-t-il poursuivi.Quatre candidats à la repriseReste donc l\'offre du groupe suisse Terrae International, que le ministre du Redressement productif avait - comme celle du groupe égyptien - qualifié de \"sérieuse et financée\". Depuis, les sociétés libyenne Murzuq Oil et suisse Terrae International ont décidé de faire une \"offre conjointe\". Les deux entreprises ont demandé jeudi à rencontrer d\'urgence le président de la République François Hollande. Une demande soutenue par l\'intersyndicale, qui doit \"rencontrer le ministère mardi matin\". \"Pour nous il n\'est pas question d\'abandonner\", a commenté vendredi Yvon Scornet. \"Il faut que le gouvernement dise qu\'il n\'est pas opposé\" à ce plan, a-t-il ajouté.Par ailleurs, deux autres sociétés, la panaméenne Net Oil et la chypriote FJ Energy Group, sont également en lice pour la reprise de la raffinerie. Pour l\'instant, la poursuite de l\'activité du site de Petit-Couronne est prévue jusqu\'au 16 avril. Date fixée par le tribunal de commerce de Rouen, jusqu\'à laquelle les repreneurs intéressés peuvent déposer leur dossier \"complet\" de candidature à la reprise.Lire aussi : Petroplus, quinze mois de rebondissement

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