Caen, quartier général « Europe » de Presto Engineering
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Spécialisé dans l'analyse de fiabilité et de défaillance des circuits intégrés, Presto Engineering Europe - créée en 2009 - a réalisé deux levées de fonds en deux ans. Après une première levée de fonds de 2 millions de dollars auprès de Masseran Gestion (groupe BPCE) qui lui avait permis de racheter le laboratoire qualité de NXP à Caen (Calvados), la PME vient d'accroître son capital de 4,6 millions d'euros ; 2,6 millions d'euros sont apportés par CM-CIC Capital Prive (groupe Crédit Mutuel CIC) et 2 millions par Masseran Gestion.L'acquisition de nouveaux sites est l'un des objectifs visés par la nouvelle levée de fonds, explique Jean-Noël Palazin, chargé des relations extérieures de Presto Engineering Europe. Dans un secteur qui évolue très vite sur le plan technologique, explique-t-il, les entreprises n'ont plus les moyens de réaliser elles-mêmes ce travail de test et d'analyse. Celle-ci peut être « superficielle » (par microscope ou rayon X) ou bien « interne » au moyen de microscopes sophistiqués, de faisceaux d'ions ou de techniques de balayage électronique. « Nous voulons créer de nouveaux centres de tests, notamment dans les domaines cibles de Presto : les radiofréquences et le silicium 3D » (empilement de puces de silicium).De nombreux soutiensFiliale européenne de la société américaine Presto Engineering Inc., créée, elle, en 2006, Presto Engineering Europe avait mis un premier pied sur le Vieux Continent en 2009, à Grenoble, avant qu'une « opportunité » ne la conduise vers la Normandie en février 2010 (pour le rachat du labo de NXP). Le groupe Presto Engineering a réalisé en 2010 un chiffre d'affaires consolidé de 10 millions d'euros avec 53 salariés dont 35 en France (30 à Caen, 5 à Grenoble). Détenue à hauteur de 53 % par la société mère américaine, et 47 % par les investisseurs, la filiale française travaille pour NXP et plusieurs clients de la microélectronique.Presto Engineering qui pilote le projet de R&D « Sesames » sur les phénomènes électriques parasites affectant les composants électroniques, a reçu le soutien du ministère de l'Industrie, d'Oséo (1,5 million d'euros) et de la région Basse-Normandie. Ce projet associe des industriels, des laboratoires et les pôles de compétitivité normands Mov'éo (automobile) et Transactions électroniques sécurisées (TES). Presto Engineering vient d'intégrer le LaMIPS, laboratoire de microélectronique et physique des semi-conducteurs, commun à NXP et au laboratoire de christallographie et sciences des matériaux de l'école d'ingénieurs Ensicaen.Claire Garnier, à Rouen
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