Le PS tente d'échapper au piège grec

 |   |  434  mots
Jean-Christophe Cambadélis est l'un des principaux lieutenants de Dominique Strauss-Kahn. Aux côtés de Martine Aubry, il est aussi secrétaire national à l'Europe et aux Relations internationales. Au coeur donc du dilemme posé aux socialistes français. Peut-on applaudir l'austérité en Grèce et contester le gel des dépenses de l'État en France ? Une question compliquée par le fait que le champion actuel de la gauche française, Dominique Strauss-Kahn, est directeur général du FMI et donc en partie à l'origine du vent d'austérité qui souffle sur l'Europe.Lundi, Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux critiques qui se sont fait entendre, notamment à la gauche du PS. « Est-ce que Dominique Strauss-Kahn est l'auteur du plan de rigueur en Grèce ? Non. Il est accompagnateur », a-t-il lancé sur RTL. Avant de préciser : « Quel que soit le candidat de la gauche (en 2012), il devra bien gérer. Mais on peut faire autre chose, autrement. Il y a une alternative politique dans ce pays. »François Hollande, lui aussi présidentiable, reconnaît que la partie n'est pas facile à jouer. Mais, s'il refuse de trop promettre, pour ne pas faire courir le risque aux socialistes d'être « culbutés en deux semaines et non plus en deux ans comme après 1981 », l'ancien patron du PS juge que la gauche peut arriver à se faire entendre en défendant une politique de « réformes justes » et un véritable « plan de redressement des finances publiques ». escarmouches Dans ce contexte, Martine Aubry apparaît en retrait. Le calendrier du PS pèse sur sa stratégie. Si les socialistes ont adopté il y a quinze jours la matrice consensuelle de leur projet pour 2012, l'équilibre au sein de la direction du parti est difficile à maintenir. Des escarmouches ont déjà eu lieu sur les retraites ou la fiscalité. Or tout affrontement entre Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry, les alliés du congrès de Reims, est à proscrire avant l'ouverture des primaires, au printemps 2011. D'un autre côté, la première secrétaire du PS doit ménager ses alliés de l'aile gauche, au premier rang desquels le porte-parole du parti, Benoît Hamon. La semaine dernière, un proche de Benoît Hamon, Razzye Hammadi, représentait le PS à un meeting « unitaire » de la gauche pour « la défense des retraites ». « Moi qui suis un social-démocrate classique, j'ai du mal à admettre cet énorme grand écart » entre l'appel du PS à Dominique Strauss-Kahn et la fréquentation du NPA d'Olivier Besancenot, s'est emporté le maire PS de Quimper, Bernard Poignant. Dilemme...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :