Premier pas encourageants pour l'orge brassicole
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Les premiers échanges ont eu lieu lundi sur le petit dernier du Nyse Liffe : le contrat à terme sur l'orge de brasserie. Une céréale dont la France est le premier producteur mondial, avec 3,3 millions de tonnes produites l'année dernière, et dont la destination première est la bière. Le breuvage nécessite de faire germer les grains la récolte, pour obtenir le malt, également utilisé dans le whisky et les barres d'Ovomaltine (ces deux applications n'utilisent pas plus de 5 % de la récolte). « C'est un marché ou il y a quelques gros acheteurs, et une quantité de producteurs, ce qui favorise la volatilité » explique François Pignolet, directeur général adjoint du négociant Axereal. Comprendre : les quelques gros brasseurs européens ont tendance à imposer leurs prix aux malteries. Cours au plus basL'orge de brasserie, qui s'est échangé à plus de 330 euros par tonne fin 2007 se traite aujourd'hui à un niveau historiquement bas, ce qui décourage les agriculteurs. Lesquels pourraient d'ailleurs se reporter partiellement sur le maïs cette année. Un contexte d'incertitude sur le futur qui représente un bon timing pour le lancement du contrat, dont la première échéance, novembre 2010, devrait permettre aux brasseurs de se couvrir contre une éventuelle hausse des prix, envisageable en cas d'été très sec, voire chaud, qui nuit à la taille de la récolte et encourage en même temps la consommation... de bière, très liée aux variations de températures. « Les brasseurs ont déjà l'habitude des marchés à terme, puisqu'ils interviennent sur le London Metal Exchange pour leurs achats de métal destiné à fabriquer les canettes », assure Lionel Porte, responsable produits chez Nyse Liffe, qui se veut confiant sur les perspectives du contrat, le premier lancement fait par Euronext depuis la fusion avec le marché londonien du Liffe, où se traitent sucre, café et cacao. Selon lui, le nombre de contrats échangés pourrait rapidement atteindre celui du colza, où 3.000 lots sont échangés chaque jour, puisque la production d'orge est proche en quantité de celle de l'orge de brasserie. Hier à 18h, 84 lots de 500 tonnes avaient été échangés sur toutes les échéances de futures, et l'échéance de novembre cotait 158 euros. Aline Robert
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