Xynthia : les habitants de La Faute- sur-Mer inquiets de l'état de leur digue

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Ce jeudi, la marée affichera un coefficient 112 à La Faute-sur-Mer, commune de Vendée sinistrée par la tempête Xynthia. L'Association des victimes des inondations de La Faute-sur-Mer (AVIF) appelle à former « une grande chaîne humaine » sur les cinq kilomètres de digue. « Quand le coefficient est supérieur à 100, le village est en-dessous du niveau de l'eau et il y a un risque », précise François Anil, membre de l'AVIF. L'association s'émeut que les travaux de colmatage n'aient pas été réalisés sur toute la longueur de la digue. « On a renforcé quelques tronçons, mais d'autres risquent de céder à l'automne, sous la pression des grandes marées. Le 10 septembre, on annonce un coefficient 116 », s'alarme François Anil. L'AVIF réclame donc un investissement de 4 millions d'euros supplémentaires afin de renforcer la digue, en plus des 2 millions d'euros déjà injectés. Elle a envoyé des courriers au préfet et élus locaux en ce sens. Sans obtenir pour l'instant de réponse. À la mi-juillet, le ministre du Développement durable, Jean-Louis Borloo, a certes présenté un « plan digues » de 500 millions d'euros, mais il n'entrera en vigueur qu'à partir de 2011. demandes d'indemnisationLes sinistrés par la tempête des 27 et 28 février dernier réclament par ailleurs un prolongement du délai de vente de leur maison à l'État. Les victimes de Xynthia ont aujourd'hui trois mois pour décider de vendre ou non leur maison à l'État, à partir du moment où celui-ci leur communique son offre d'achat. Or, le Plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) n'a pas encore été publié. Il redéfinira pourtant les zones non constructibles. «  Certains habitants s'apprêtent à vendre leur maison, résignés. Si demain elle n'est plus dans la zone non constructible, ils vont vouloir la garder », assure François Anil. Les associations de victimes demandent donc que le délai de trois mois soit déclenché à partir de la date de publication du PPRI. Pour l'heure, ils n'ont pas obtenu de gain de cause. Seule la date de publication du plan devrait être avancée, sans doute avant fin août.À ce jour, les demandes d'indemnisation concernent 915 habitations en Vendée et 619 en Charente-Maritime. L'État a signé huit actes de rachat à l'amiable en Vendée, et une quinzaine en Charente-Maritime. Stéphanie Tisserond

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