Renault a revu son organisation
La Tribune
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Deux ans après la vague de suicides au Technocentre de Renault, à Guyancourt, la situation s'est apaisée. « Depuis, il y a eu trois ou quatre suicides, mais qui n'ont pas été formellement liés au travail », admet Pierre Nicolas de la CGT. Afin d'alléger le stress que supportaient les ingénieurs du Technocentre, la direction a modifié en 2008 l'organisation du travail « séparant les activités projet et métier », explique le syndicaliste. Auparavant, l'organisation faisait peser un nombre de responsabilités insupportables au-dessus de la tête des salariés.« Le rapport d'expertise de l'époque a parlé de harcèlement institutionnel et de perte d'estime de soi. Les gens étaient rendus responsables de tout. Quand cela ne marchait pas, ils pensaient qu'ils étaient nuls. Donc ils compensaient en bossant comme des fous. Et c'était la spirale infernale », explique Pierre Nicolas. Une pression accrue par le nombre de nouveaux modèles à sortir, conduisant, parmi les actes les plus spectaculaires, un salarié à se jeter du haut du Technocentre et un autre à se noyer dans l'étang du bureau d'étude.moins de pressionMême si la nouvelle organisation privilégie toujours la réussite individuelle ? « en juillet, au moment des entretiens, on constate un pic à l'infirmerie » ?, au moins, les responsabilités ont-elles été allégées. La direction a demandé de son propre chef une nouvelle étude sur les conditions de travail, en juin dernier. Et attend la réponse ces prochaines semaines. Sandrine Cassinidepuis 2008, la direction a séparé les activités projet et métier.
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