L'avenir de notre mémoire collective en questionDéprime fran...
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L'avenir de notre mémoire collective en questionDéprime française, pessimisme de ses habitants? c'est de sa mémoire que la France est avant tout malade, diagnostique Emmanuel Hoog, PDG de l'Institut national de l'audiovisuel (INA), où est archivée une part de cette mémoire. D'où vient cette panne qui nous empêche de nous projeter dans l'avenir?? Le roman national, qui, des Gaulois à de Gaulle en passant par la Révolution, avait ancré la « conscience d'un destin partag頻, s'est fracassé sous le choc du réel?: Shoah, histoire de la collaboration, de la colonisation. Il a éclaté en culte de la nostalgie, où tout entre au musée, donne lieu à commémoration? Aujourd'hui, cette mémoire en miettes risque d'être engloutie dans la « bulle mémorielle » qui enfle sur Internet. Le cas n'est pas seulement français. Sur le réseau, rien ne s'efface, le contenu posté aujourd'hui cohabite avec celui mis en ligne il y a cinq ans. Sans repères, « tels des aveugles, nous nous servons de Google en guise de canne blanche ». Pour l'auteur, le droit à l'oubli pour chacun (« car il n'y aura pas de nouvelle histoire collective sans liberté du citoyen de contrôler ses propres traces »), et des politiques culturelles, notamment pour la télévision publique ? c'est « dans la culture partagée » que peut prendre forme le « vouloir vivre ensemble » ?, sont des conditions pour sauver l'avenir. I. R. « Mémoire année zéro », d'Emmanuel Hoog. Le Seuil (208 pages, 18 euros).La crise de 1929 vue d'en basSi, dans les journaux, on évoque le « déficit », notion comptable, pour un grand nombre cela se traduit par « faim » ou « sans abri », rappelait Louis « Studs » Terkel. Ce célèbre journaliste de radio américain, qui s'est éteint en 2008, à l'âge de 96 ans, est l'auteur de nombreux ouvrages livrant les témoignages d'anonymes durant les moments forts de l'histoire américaine du XXe siècle. Aujourd'hui paraît en traduction française celui consacré à la crise de 1929, aux « sales années 1930 ». Terkel a ainsi rencontré dans les années 1980 des centaines de personnes de tous les milieux qui livrent leurs souvenirs sur la Grande Dépression qui fera basculer le destin de millions de personnes?; basculer pour le meilleur et, plus souvent, le pire?! Si les difficultés sont souvent évoquées, comme la nécessité de voler pour manger, les luttes et les résistances populaires montrent aussi l'esprit de solidarité dans ces années-là. L'insertion de 68 clichés de la célèbre photographe Dorothea Lange illustre le propos. S'ébauche ainsi une histoire populaire du pays qui en dit plus long que bien des traités théoriques. On pourra objecter la défaillance historique de la mémoire des témoins. Ce à quoi rétorque Terkel?: « Leur vérité est dans leur souvenir. » R. Ju.« Hard Times. Histoires orales de la Grande Dépression », de Studs Terkel. éditions Amsterdam (600 pages, 27 euros).L'indispensable de la finance d'entrepriseLe nouveau Vernimmen ? ouvrage de référence de la finance d'entreprise désormais annuel ? est arrivé. En cinquante chapitres clairs et précis, toutes les questions clés de la finance d'entreprise sont traitées, expliquées, argumentées, avec maints exemples pratiques à l'appui. C'est un outil indispensable non seulement pour tous les étudiants en microéconomie, mais également pour tous ceux qui s'intéressent à la gestion financière et souhaitent être constamment informés de ses innovations et évolutions. À ne pas oublier évidemment, le complément indispensable de cet ouvrage?: le site Internet et sa lettre mensuelle. E. B. « Finance d'entreprise » (édition 2010), par Pierre Vernimmen, Pascal Quiry et Yann Le Fur. Éditions Dalloz (1.200 pages, 60 euros).
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