Spéculation sur les valeurs moyennes
La Tribune
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ourse de parisOrange et T-Mobile, Kraft et Cadbury? La reprise des fusions et acquisitions concerne surtout, pour l'heure, les grandes entreprises. Mais les petites et moyennes valeurs pourraient bientôt leur emboîter le pas. Dans une récente étude, le bureau d'analyses financières Oddo Securities a identifié 35 « small and midcaps » françaises susceptibles de faire l'objet d'un rachat.En effet, la crise économique qui sévit depuis un an est particulièrement sévère pour les petites et moyennes entreprises. Nombre d'entre elles ont moins de latitude que les « blue chips » pour adapter leur structure de coûts à un contexte de récession. Résultat : certaines valeurs, qui se trouvaient déjà en mauvaise posture avant la crise, pourraient n'avoir d'autre choix que de fusionner avec un concurrent. Parmi les sociétés présentant des difficultés financières et des bilans tendus, figurent, d'après la liste établie par Oddo, le fabricant d'articles de luxe ST Dupont, le groupe de casinos Partouche, le prestataire de services techniques pour l'industrie du multimédia A Novo ou bien encore le promoteur immobilier Kaufman & Broadroad.reprise probableAutre catalyseur possible d'une vague de fusions dans l'univers des « small and midcaps », les difficultés de leurs actionnaires financiers. La crise boursière a mis à mal les portefeuilles de bien des fonds d'investissement. La preuve avec PAI Partners, qui a perdu les 256 millions d'euros investis dans la société Monnier. Afin de contrebalancer les pertes accusées sur certaines de leurs lignes, des fonds pourraient donc être tentés de vendre d'autres participations. Amber Master Fund, par exemple, a déjà réduit sa part dans le capital du prestataire de soins médicaux LVL Medical. Toujours dans le secteur de la santé, l'exploitant de centres de correction auditive Audika et le laboratoire pharmaceutique Stallergènesave;nes sont considérées par Oddo comme des sociétés « exposées à une reconfiguration quasi programmée de leur actionnariat. » Audika compte le fonds European Capital parmi ses actionnaires, et Stallergènesave;nes est détenu à hauteur de 47 % par Wendel. Une reprise des fusions et acquisitions est d'autant plus probable que les valorisations des valeurs petites et moyennes « ont beaucoup baiss頻, souligne Oddo. Et ce, malgré leur surperformance : l'indice CAC Mid & Small 190 bondit de 34 % depuis janvier, alors que le CAC 40 gagne 15 %. Christine Lejoux
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