EDF et Constellation au bord du divorce

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Un an après la finalisation par EDF du rachat de la moitié des actifs nucléaires de son associé américain Constellation pour 4,5 milliards de dollars, le divorce est consommé entre les deux électriciens. La récente menace de Constellation de lever une option de vente pour obliger EDF à lui racheter des centrales thermiques pour 2 milliards de dollars avait déjà sérieusement dégradé les relations entre les deux groupes. Or les tensions sont à nouveau montées d'un cran ce week-end avec l'annonce du retrait de Constellation d'un projet de construction d'un réacteur nucléaire de nouvelle génération EPR. « EDF est extrêmement surpris et consterné que Constellation ait décidé de manière unilatérale de se retirer du projet [de réacteur] de Calvert Cliffs 3 prévu dans le Maryland », a tempêté samedi une porte-parole du groupe français. Dans la nuit de vendredi à samedi, Constellation s'était déclaré dans l'impossibilité d'accepter les conditions de l'administration américaine pour obtenir une garantie de prêt fédéral. Le coût de cette garantie, indispensable à la poursuite du projet, créerait des « risques inacceptables », selon Constellation, partenaire d'EDF dans l'entreprise commune UniStar, commanditaire du projet. Des arguments contestés par EDF. « Constellation se retire du projet, malgré nos efforts répétés pour diminuer significativement l'exposition et le risque liés à ce projet », a expliqué la porte-parole d'EDF. Selon le « Washington Post », Constellation s'est retiré alors que l'administration américaine « avait décidé d'accorder une garantie de prêt de 7,5 milliards de dollars ».Areva reste optimisteSi EDF juge désormais incertain le projet Calvert Cliffs 3, Areva, retenu pour construire le réacteur, se veut « raisonnablement optimiste ». Une porte-parole estime qu'il reste « une possibilité que cela aboutisse favorablement ». Car, selon elle, les négociations se poursuivent entre Constellation, l'administration américaine et EDF.Quoi qu'il en soit, la porte-parole de l'électricien français a confirmé les ambitions du groupe outre-Atlantique. « EDF confirme sa volonté de poursuivre son engagement dans le renouveau du nucléaire aux États-Unis », a-t-elle affirmé. Selon des analystes, la direction d'EDF est prête à le faire avec d'autres partenaires que Constellation. F. G.

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