Le FMI chargé d'éteindre l'incendie monétaire qui menace la planète

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Le risque de guerre des changes a dominé les débats vendredi et samedi à Washington, à l'occasion de l'assemblée annuelle du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM). Préoccupés par les récentes interventions sur le marché des changes des pays désireux de contrer l'appréciation de leur monnaie, les ministres des Finances des 187 membres du FMI ont confié à l'institution issue de Bretton Woods la mission de renforcer son rôle de surveillance des monnaies pour éviter de nouveaux dérapages. Dans son communiqué final, le Conseil monétaire et financier international (CMFI), l'instance qui décide des grandes orientations du Fonds, appelle le Fonds à « approfondir son travail » en matière de flux de capitaux et de fluctuations des taux de change, « y compris par des études détaillées pour contribuer à accroître l'efficacité des politiques ».Nouvelle Pression sur la chineAlors que le CMFI plaidait pour plus de supervision économique, les ministres de l'Économie des sept pays les plus riches (G7) se sont rencontrés à part pour tenter de faire une nouvelle fois pression sur la Chine, suspectée de manipuler sa monnaie à des fins commerciales. Le G7 a rappelé que « les taux de change doivent refléter les fondamentaux économiques » et que les pays doivent rendre ces taux plus flexibles, a rapporté le président de la Bundesbank, Axel Weber. Depuis le sommet du G20 de Pittsburgh qui s'était réuni en 2009 en pleine crise internationale, le FMI est expressément mandaté pour mettre en oeuvre un « cadre pour une croissance mondiale plus forte, durable et équilibrée ». Pour atteindre cet objectif, le Fonds est chargé d'examiner, ce qui, dans les politiques économiques nationales, peut nuire au reste de l'économie mondiale (« spillover reports ») et surtout amener, par la discussion, les pays responsables à corriger le tir. Tous les paramètres macroéconomiques peuvent être analysés par le FMI, y compris la politique des changes.Si tous s'accordent pour bannir les sources des déséquilibres économiques, la question des remèdes ne fait pas consensus. Pour les États-Unis et l'Europe, l'insuffisante valorisation du yuan et la faiblesse de la demande intérieure chinoise sont à l'origine des déséquilibres économiques mondiaux. Pour Pékin au contraire, c'est l'excès de consommation des Américains et l'endettement démesuré des économies avancées qui sont un danger. les pays émergents ont d'ailleurs obtenu que le communiqué final du Fonds stipule que « la surveillance renforcée des vulnérabilités des économies développées soit une priorité ».

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