Après le Mexique, le Chili rejoint le club très fermé de l'OCDE

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C'est au Palais de la Moneda que la cérémonie d'intronisation du Chili dans l'OCDE a eu lieu ce lundi. Beau cadeau que l'Organisation offre à la présidente Michelle Bachelet, en fin de mandat. « Ce club a cessé d'être celui des pays riches, a déclaré cette dernière, pour se convertir en un groupe de nations aux bonnes pratiques, une plate-forme capable d'améliorer la gouvernance mondiale. » L'adhésion du Chili à l'Organisation reflète la volonté de l'institution basée à Paris de diversifier ses membres. Le Mexique était jusqu'à présent le seul pays d'Amérique latine à y appartenir. Le Chili devient le 31e membre et le premier d'Amérique du Sud. C'est aussi les performances économiques chiliennes que l'OCDE salue. mise aux normesNon seulement Santiago a réussi, comme chaque candidat, à se mettre aux normes, tant législatives que de gestion, exigées par le club très fermé ? ce qui signifie par exemple l'élimination du secret bancaire. Mais en plus, son économie affiche une santé structurelle qui lui a permis de résister à la crise. Ainsi, grâce à un fonds abondé par la manne du cuivre, dont le Chili est le premier exportateur mondial, le gouvernement a pu mettre en place une politique contra-cyclique l'année dernière. Pourtant, tout n'est pas parfait dans le pays. Les années de libéralisme, initiées du temps de la dictature et poursuivies ensuite par les gouvernements socialistes au pouvoir, ne sont toujours pas venues à bout d'une pauvreté endémique. De même, le gouvernement de Michelle Bachelet a dû amender le système de pensions privées, en y incluant une dose de public. Pris comme un modèle de privatisation réussie, le système avait abouti à ce que plus de la moitié des retraités n'aient pas de pension. Lysiane J. Baudu

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