CDC Infrastructure investira 900 millions

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Alors que les besoins de renouvellement d'infrastructures sont considérables, que l'argent public se fait rare et que beaucoup d'investisseurs rechignent à s'engager sur le long terme, la Caisse des dépôts et consignations crée une filiale dédiée à l'investissement dans les infrastructures. Forte d'un portefeuille de neuf participations d'une valeur de 600 millions d'euros hérité de sa maison mère, CDC Infrastructure compte investir, d'ici à 2014, quelque 500 millions dans des actifs matures et 400 millions dans des projets nouveaux plus risqués, mais qui offrent aussi des perspectives de rentabilité plus importantes, de manière à porter le portefeuille total à 1,5 milliard. CDC Infrastructure cite la modernisation des gares, des ports, des réseaux de transport et de distribution d'énergie, et aussi les grands projets de partenariat public privé comme la nouvelle ligne TGV Tours-Bordeaux, des programmes locaux tels que les tramways et autres projets sobres en carbone.Le premier investissement de la Caisse des dépôts dans les infrastructures remonte à... 1822. Ces dernières années, l'institution de la rue de Lille intervenait à la fois comme prêteur, opérateur exploitant via ses filiales Egis et Transdev, et investisseur en fonds propres, sachant qu'elle prenait systématiquement des positions d'actionnaire minoritaire pour diversifier les risques. C'est cette dernière activité qu'elle a décidé de filialiser afin d'avoir une meilleure visibilité et de nouer plus aisément des collaborations.double missionLes dirigeants de CDC Infrastructure assurent qu'ils pourront concilier la mission d'intérêt général de la Caisse et celle d'investisseur. « Nous viendrons en appui des politiques publiques, mais dans des conditions irréprochables, avec les mêmes attentes de rentabilité que les autres acteurs », note le président du conseil d'administration, Alain Quinet. Le directeur général délégué, Patrick Vandevoorde, ajoute que la Caisse a déjà perdu dans des appels d'offres, preuve que sa présence auprès de tel ou tel consortium associant des groupes de BTP et des financiers ne suscite pas de distorsion de concurrence. S. Sa.

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