Pour lutter contre la corruption, les fonctionnaires russes devront désormais surveiller leur langage

 |   |  283  mots
Le gouvernement russe ne renonce pas à son combat contre la corruption. Pour sensibiliser les fonctionnaires à cette lutte, le ministère russe du Travail a dressé une liste de phrases désormais interdites dans leurs échanges avec les usagers. Ces phrases sont considérées comme instillant l\'idée qu\'un \"arrangement\" est possible à l\'occasion de procédures administratives.Ainsi, les fonctionnaires russes ne doivent plus dire \"alors qu\'est ce qu\'on fait ? \", ou \"on peut s\'entendre\", propos trop équivoques d\'après le ministère. Ils ont également interdiction de demander \"des arguments plus convaincants\". Il n\'est pas non plus de bon ton d\'évoquer les traitements trop bas réservés aux fonctionnaires, de parler \"d\'un projet de voyage touristique\", ou encore de \"l\'intention de faire inscrire un proche dans un établissement scolaire\".L\'échec de Dmitri MedvedevPour le ministère, \"aborder de tels sujets avec les représentants d\'organisations ou des citoyens dont l\'intérêt dépend de leur décision, peut être perçu comme une allusion à un pot-de-vin\". Dmitri Medvedev, ancien président de la fédération russe (2008-2012), aujourd\'hui premier ministre, avait placé son mandat sous le signe de la lutte contre la corruption. Il a, depuis, reconnu avoir échoué. La Russie souffre d\'une corruption à grande échelle. Toutes les administrations sont touchées : police, hôpitaux, éducation nationale, justice, armée...  D\'après le rapport 2012 de Transparency International, la Russie se place au 133e rang mondial sur 174, avec un indice de perception de la corruption de 28 (90 pour le Danemark, la Finlande et la Nouvelle-Zélande placés en première position ex-aequo).

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :