L'exécutif espère pouvoir bénéficier de la bienveillance de la CGT
La Tribune
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Nul doute qu'à partir de ce lundi, les contacts vont s'accélérer entre l'Élysée et le paquebot de Montreuil, siège de la CGT. Le mauvais souvenir des grèves de 1995 en tête, l'exécutif va s'employer à obtenir de Bernard Thibault non pas un impossible soutien, mais une bienveillante neutralité. Seul syndicat doté d'une capacité de mobilisation suffisante pour mettre en péril la réforme, la CGT est écoutée avec attention par le chef de l'État et son entourage. D'autant que la CFDT, échaudée par la tourmente qu'elle a traversée après son soutien à la réforme de 2003, devrait, à l'issue de son congrès début juin, se montrer très prudente. Pour l'instant, la CGT avance ses revendications, notamment le maintien de l'âge de départ à 60 ans. Mais sans pousser à la mobilisation à outrance. Pour maintenir une action unitaire avec la CFDT, la CGT a accepté le 1er mai comme prochaine échéance. Une fois le dossier ouvert, la CGT accélérera le mouvement. Mais elle n'ira pas forcément jusqu'à bloquer le pays... A. L.
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