Ségolène Royal se rappelle au bon souvenir du PS
La Tribune
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C'est par un communiqué vengeur contre Nicolas Sarkozy que Ségolène Royal a célébré mardi son regain dans les sondages. L'ex-candidate socialiste de 2007 a demandé au chef de l'État « de renoncer aux mesures de rigueur scandaleuses », annoncées lors du sommet social. Depuis sa réélection aux régionales de mars en Poitou-Charentes, Ségolène Royal n'a pas rompu avec sa stratégie de discrétion médiatique mais elle s'autorise parfois quelques piqûres de rappel sur la scène politique nationale. En occupant le créneau d'un socialisme radicalisé. Résultat : elle engrange six points dans le baromètre des présidentiables PS réalisé par l'Ifop pour Paris-Match, dépassant, avec 15 % des souhaits des Français, la première secrétaire du PS, Martine Aubry, qui dévisse de huit points et tombe à la troisième place, avec 12 %. « Peut-être pire »Le champion demeure Dominique Strauss-Kahn, en progression de quatre points. 27 % des Français souhaitent aujourd'hui que le directeur général du FMI représente le PS à la présidentielle de 2012. Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry veillent à entretenir leur alliance constituée pour le congrès de Reims de novembre 2008 et qui visait notamment à barrer la route de Ségolène Royal. La patronne du PS a ainsi jugé mardi que la tempête dans la zone euro serait « peut-être pire » si Dominique Strauss-Kahn n'était « pas à la tête » du FMI. H. F.
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